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Participation

A tous les salariés et anciens salariés

IMPORTANT : Après des années de procédures judiciaires,

Votre "participation" vous attend !


Les 1160 dossiers d'assignations individuelles  seront déposés au TGI, mardi 30 janvier par Maitre ZERAH et Christophe DUCLOS, nous reviendrons vers vous pour vous communiquer la date de l'audience.


Si vous ne l'avez pas encore fait et que vous souhaitez vous joindre à cette démarche, contactez votre délégué syndical ou directement Maître Zerah : roland.zerah@wanadoo.fr


Pour plus d'infos, consultez les FAQ  (voir onglet ci-dessus) ou contactez vos représentants syndicaux



Actualités CFE-CGC - Actualités CFE-CGC

L'actualité de la CFE-CGC


Actualité de la CFE-CFC


La CFE-CGC au rendez-vous de la concertation handicap du gouvernement  Voir?

Trois ministres, Sophie Cluzel (Handicap), Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (fonction publique) ont lancé la concertation qui doit durer jusqu'à la fin du premier semestre, visant à faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées.  

Malgré la loi de 1987 pour les entreprises privées, puis de 2005 dans la fonction publique, les personnes en situation de handicap ont des difficultés dans le maintien en emploi et l’insertion professionnelle.  

Avec 500 000 personnes inscrites à Pôle Emploi, leur taux de chômage est de 19 %, deux fois supérieur à la moyenne nationale et le nombre de personnes exclues de l’emploi est important.

Afin d'augmenter leurs qualifications, le gouvernement souhaite améliorer leur accès à la formation et l'apprentissage. Il entend aussi réorganiser les dispositifs d'aide et d'accompagnement pour les aider à accéder à l'emploi et à s'y maintenir, et mobiliser les services publics tels que Pôle Emploi et Cap Emploi.

Le taux d'emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4 % en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) et de 5,5 % dans la fonction publique en 2017.

La délégation CFE-CGC a pris note des objectifs du gouvernement de simplifier, à la fois pour les personnes concernées et pour leurs employeurs, les formalités administratives liées à l’obligation d'emploi des personnes handicapées.

Ils ont aussi noté les "deux véhicules législatifs" annoncé par Bruno Le Maire pour des premières mesures adoptées, avec le projet de loi "Pacte" qui doit être présenté en avril 2018, et le projet de loi que prépare la ministre du travail Muriel Pénicaud pour le printemps, qui portera notamment sur l'apprentissage et la formation professionnelle.

La CFE-CGC est résolument engagée et sera force de proposition pour défendre les salariés du privé et du public avec une priorité sur la sécurisation des parcours professionnels et la prise en compte du handicap psychique.

Contact Presse et Institutions - Pierre JAN :  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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La CFE-CGC au rendez-vous de la concertation handicap du gouvernement  Voir?

Trois ministres, Sophie Cluzel (Handicap), Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (fonction publique) ont lancé la concertation qui doit durer jusqu'à la fin du premier semestre, visant à faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées.  

Malgré la loi de 1987 pour les entreprises privées, puis de 2005 dans la fonction publique, les personnes en situation de handicap ont des difficultés dans le maintien en emploi et l’insertion professionnelle.  

Avec 500 000 personnes inscrites à Pôle Emploi, leur taux de chômage est de 19 %, deux fois supérieur à la moyenne nationale et le nombre de personnes exclues de l’emploi est important.

Afin d'augmenter leurs qualifications, le gouvernement souhaite améliorer leur accès à la formation et l'apprentissage. Il entend aussi réorganiser les dispositifs d'aide et d'accompagnement pour les aider à accéder à l'emploi et à s'y maintenir, et mobiliser les services publics tels que Pôle Emploi et Cap Emploi.

Le taux d'emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4 % en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) et de 5,5 % dans la fonction publique en 2017.

La délégation CFE-CGC a pris note des objectifs du gouvernement de simplifier, à la fois pour les personnes concernées et pour leurs employeurs, les formalités administratives liées à l’obligation d'emploi des personnes handicapées.

Ils ont aussi noté les "deux véhicules législatifs" annoncé par Bruno Le Maire pour des premières mesures adoptées, avec le projet de loi "Pacte" qui doit être présenté en avril 2018, et le projet de loi que prépare la ministre du travail Muriel Pénicaud pour le printemps, qui portera notamment sur l'apprentissage et la formation professionnelle.

La CFE-CGC est résolument engagée et sera force de proposition pour défendre les salariés du privé et du public avec une priorité sur la sécurisation des parcours professionnels et la prise en compte du handicap psychique.

Contact Presse et Institutions - Pierre JAN :  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(16/02/2018 : 11:51)

La CFE-CGC au rendez-vous de la concertation handicap du gouvernement  Voir?

Trois ministres, Sophie Cluzel (Handicap), Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (Fonction publique), ont lancé la concertation qui doit durer jusqu'à la fin du premier semestre et visant à faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées.  

Malgré la loi de 1987 pour les entreprises privées, puis de 2005 dans la fonction publique, les personnes en situation de handicap ont des difficultés dans le maintien en emploi et l’insertion professionnelle.  

Avec 500 000 personnes inscrites à Pôle Emploi, leur taux de chômage est de 19 %, deux fois supérieur à la moyenne nationale et le nombre de personnes exclues de l’emploi est important.

Afin d'augmenter leurs qualifications, le gouvernement souhaite améliorer leur accès à la formation et l'apprentissage. Il entend aussi réorganiser les dispositifs d'aide et d'accompagnement pour les aider à accéder à l'emploi et à s'y maintenir, et mobiliser les services publics tels que Pôle Emploi et Cap Emploi.

Le taux d'emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4 % en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) et de 5,5 % dans la fonction publique en 2017.

La délégation CFE-CGC a pris note des objectifs du gouvernement de simplifier, à la fois pour les personnes concernées et pour leurs employeurs, les formalités administratives liées à l’obligation d'emploi des personnes handicapées.

Ils ont aussi noté les "deux véhicules législatifs" annoncé par Bruno Le Maire pour des premières mesures adoptées, avec le projet de loi "Pacte" qui doit être présenté en avril 2018, et le projet de loi que prépare la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour le printemps, qui portera notamment sur l'apprentissage et la formation professionnelle.

La CFE-CGC est résolument engagée et sera force de proposition pour défendre les salariés du privé et du public avec une priorité sur la sécurisation des parcours professionnels et la prise en compte du handicap psychique.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN  -  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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La CFE-CGC au rendez-vous de la concertation handicap du gouvernement  Voir?

Trois ministres, Sophie Cluzel (Handicap), Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (Fonction publique), ont lancé la concertation qui doit durer jusqu'à la fin du premier semestre et visant à faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées.  

Malgré la loi de 1987 pour les entreprises privées, puis de 2005 dans la fonction publique, les personnes en situation de handicap ont des difficultés dans le maintien en emploi et l’insertion professionnelle.  

Avec 500 000 personnes inscrites à Pôle Emploi, leur taux de chômage est de 19 %, deux fois supérieur à la moyenne nationale et le nombre de personnes exclues de l’emploi est important.

Afin d'augmenter leurs qualifications, le gouvernement souhaite améliorer leur accès à la formation et l'apprentissage. Il entend aussi réorganiser les dispositifs d'aide et d'accompagnement pour les aider à accéder à l'emploi et à s'y maintenir, et mobiliser les services publics tels que Pôle Emploi et Cap Emploi.

Le taux d'emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4 % en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) et de 5,5 % dans la fonction publique en 2017.

La délégation CFE-CGC a pris note des objectifs du gouvernement de simplifier, à la fois pour les personnes concernées et pour leurs employeurs, les formalités administratives liées à l’obligation d'emploi des personnes handicapées.

Ils ont aussi noté les "deux véhicules législatifs" annoncé par Bruno Le Maire pour des premières mesures adoptées, avec le projet de loi "Pacte" qui doit être présenté en avril 2018, et le projet de loi que prépare la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour le printemps, qui portera notamment sur l'apprentissage et la formation professionnelle.

La CFE-CGC est résolument engagée et sera force de proposition pour défendre les salariés du privé et du public avec une priorité sur la sécurisation des parcours professionnels et la prise en compte du handicap psychique.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN  -  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(16/02/2018 : 11:17)

François Hommeril était l'invité de France Info hier soir  Voir?

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François Hommeril était l'invité de France Info hier soir  Voir?

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(16/02/2018 : 08:55)

Financement de la formation professionnelle : le projet patronal n’est pas à la hauteur des enjeux  Voir?

Pour la CFE-CGC, le projet patronal de financement de la formation professionnelle ne reflète absolument pas les ambitions affichées dans les missions et intentions envisagées.

Non seulement il se contente de reprendre l’enveloppe mise en œuvre aujourd’hui mais, de plus, il déséquilibre le financement des actifs au profit de l’alternance, nouveau graal du patronat.

Clairement, pour la CFE-CGC, c’est une régression des droits pour 16 millions d’actifs alors que dans le même temps la demande va être forte pour adapter l’ensemble de l’économie aux très fortes transitions en cours.

Pour la CFE-CGC, la prochaine réunion de négociations du 16 février doit permettre : 

  • Le maintien d’un système de transition professionnelle.
  • Le financement et la gouvernance des observatoires, clés de voute du dispositif, à la hauteur des enjeux.
  • La création d’un accompagnement performant et d’utilisation gratuite.
  • Un mécanisme performant et souple de fonctionnement et d’abondement du compte personnel de formation.

Ces évolutions sont nécessaires afin de répondre aux problèmes d’employabilité et de compétitivité de la France.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN -  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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Financement de la formation professionnelle : le projet patronal n’est pas à la hauteur des enjeux  Voir?

Pour la CFE-CGC, le projet patronal de financement de la formation professionnelle ne reflète absolument pas les ambitions affichées dans les missions et intentions envisagées.

Non seulement il se contente de reprendre l’enveloppe mise en œuvre aujourd’hui mais, de plus, il déséquilibre le financement des actifs au profit de l’alternance, nouveau graal du patronat.

Clairement, pour la CFE-CGC, c’est une régression des droits pour 16 millions d’actifs alors que dans le même temps la demande va être forte pour adapter l’ensemble de l’économie aux très fortes transitions en cours.

Pour la CFE-CGC, la prochaine réunion de négociations du 16 février doit permettre : 

  • Le maintien d’un système de transition professionnelle.
  • Le financement et la gouvernance des observatoires, clés de voute du dispositif, à la hauteur des enjeux.
  • La création d’un accompagnement performant et d’utilisation gratuite.
  • Un mécanisme performant et souple de fonctionnement et d’abondement du compte personnel de formation.

Ces évolutions sont nécessaires afin de répondre aux problèmes d’employabilité et de compétitivité de la France.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN -  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(15/02/2018 : 13:42)

Loi Pacte : les propositions de la CFE-CGC pour l’entreprise  Voir?

Initié par le gouvernement en consultant les partenaires sociaux, le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) doit faire l’objet d’une loi au printemps. Missions et objet social de l’entreprise, gouvernance, actionnariat salarié : la CFE-CGC souhaite traiter en profondeur ces sujets pour réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général.


« Donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois en associant mieux les salariés aux résultats de ces entreprises » : telle est l’ambition du plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) initié en octobre 2017 par le gouvernement en associant les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Du 15 janvier au 5 février dernier, le ministère de l’Economie a notamment lancé une consultation publique en ligne avec 31 propositions (allégement des seuils sociaux et fiscaux, développement de l‘intéressement et de la participation…) afin d’alimenter un projet de loi qui doit être présenté au printemps.

En parallèle, une mission intitulée « Entreprise et intérêt général » (voir la contribution intégrale de la CFE-CGC ci-jointe en annexe) a été confiée à Nicole Notat et Jean-Dominique Senard sur la question de l'objet social des entreprises. Une démarche saluée par la CFE-CGC et son président, François Hommeril : «C’est un sujet central pour lequel il ne faut pas se contenter de mesurettes optionnelles. Il s’agit notamment de traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société, et celle de la gouvernance d’entreprise. Nous devons travailler sur l’entreprise du 21e siècle en y associant toutes ses composantes et en valorisant le capital humain ».

Militant depuis des années pour améliorer la gouvernance d’entreprise, développer l’actionnariat salarié et mieux associer les salariés aux résultats de l’entreprise, la CFE-CGC contribue activement à nourrir le débat d’ici à la présentation du projet de loi au Parlement. Force de propositions constructives, le syndicat de l’encadrement en appelle à diverses mesures et grands principes.

  • DÉFINITION DE L’ENTREPRISE

Afin de mieux protéger l’entreprise des dérives d’une financiarisation à outrance et de valoriser le capital humain au même niveau que le capital financier, il s’agit, pour la CFE-CGC, de transformer l’entreprise en bien commun. Et ainsi faire converger les intérêts des salariés et des actionnaires.

Pour cela, il faut :
- inscrire dans la loi que toute entreprise a une mission et un objet social, et que sa gouvernance soit assurée par ses parties constituantes (actionnaires et salariés) représentées de façon équilibrée au Conseil d’administration. La CFE-CGC propose également d’instituer un Conseil de RSE (responsabilité sociétale des entreprises) permettant de prendre en compte les intérêts des parties prenantes extérieures : clients, fournisseurs, collectivités territoriales etc.

- permettre l’adoption volontaire de structures juridiques nouvelles (société à objet social étendu ou entreprise à mission) et le développement des fondations actionnaires majoritaires d’entreprises.

  • GOUVERNANCE D’ENTREPRISE

La CFE-CGC préconise de :
- rédiger, en y associant toutes les parties prenantes, un code de gouvernement d’entreprise plaçant son objet social au cœur de sa gouvernance ;
- améliorer le fonctionnement des conseils d’administration (ou de surveillance) via la transcription obligatoire et exhaustive, dans les PV, des propos de chaque intervenant ;
- prescrire une délibération annuelle obligatoire du Conseil d’administration (ou de surveillance) sur les thèmes de l’intérêt social et du partage de la valeur ajoutée ;
- porter à un tiers la représentation des administrateurs salariés dans instances de gouvernance, quelle que soit la structure juridique de la société.
- rendre obligatoire le reporting intégré par pays des sociétés en intégrant d’autres indicateurs (montant des investissements, pratiques RSE…) que le simple résultat financier global annuel ;
- encadrer la rémunération des dirigeants en fonction des objectifs de l’entreprise définis en conformité avec son intérêt social ;

  • ACTIONNARIAT SALARIÉ

La CFE-CGC propose de :
- mettre en place un fond d’actionnariat salarié mutualisé permettant de neutraliser le risque lié à la détention d’actions d’une seule entreprise ;
- améliorer la gouvernance des fonds d’épargne salariale et d’actionnariat salarié en inscrivant dans la loi que les conseils de surveillance des fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) doivent comporter au moins 2/3 de membres représentant les salariés.

  • RÉCONCILIER L’ÉCONOMIE DE MARCHE AVEC L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes ces propositions de la CFE-CGC s’inscrivent dans une réflexion globale pour faire de l’entreprise un bien commun, condition indispensable à la bonne marche de l’économie française, comme l’explique Gérard Mardiné, secrétaire national confédéral : « Il y a urgence à réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général. L’économie de marché, au sein de laquelle une concurrence loyale doit s’exercer dans le respect de règles fixées par le pouvoir politique garant de l’intérêt général, doit permettre de satisfaire le besoin des populations et une juste répartition des richesses créées. La nécessaire compétitivité de nos entreprises n’a de sens que si les ressources générées sont d’abord utilisées à bien préparer leur avenir en investissant, et non à augmenter le retour vers les actionnaires. »

Mathieu Bahuet

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Loi Pacte : les propositions de la CFE-CGC pour l’entreprise  Voir?

Initié par le gouvernement en consultant les partenaires sociaux, le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) doit faire l’objet d’une loi au printemps. Missions et objet social de l’entreprise, gouvernance, actionnariat salarié : la CFE-CGC souhaite traiter en profondeur ces sujets pour réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général.


« Donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois en associant mieux les salariés aux résultats de ces entreprises » : telle est l’ambition du plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) initié en octobre 2017 par le gouvernement en associant les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Du 15 janvier au 5 février dernier, le ministère de l’Economie a notamment lancé une consultation publique en ligne avec 31 propositions (allégement des seuils sociaux et fiscaux, développement de l‘intéressement et de la participation…) afin d’alimenter un projet de loi qui doit être présenté au printemps.

En parallèle, une mission intitulée « Entreprise et intérêt général » (voir la contribution intégrale de la CFE-CGC ci-jointe en annexe) a été confiée à Nicole Notat et Jean-Dominique Senard sur la question de l'objet social des entreprises. Une démarche saluée par la CFE-CGC et son président, François Hommeril : «C’est un sujet central pour lequel il ne faut pas se contenter de mesurettes optionnelles. Il s’agit notamment de traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société, et celle de la gouvernance d’entreprise. Nous devons travailler sur l’entreprise du 21e siècle en y associant toutes ses composantes et en valorisant le capital humain ».

Militant depuis des années pour améliorer la gouvernance d’entreprise, développer l’actionnariat salarié et mieux associer les salariés aux résultats de l’entreprise, la CFE-CGC contribue activement à nourrir le débat d’ici à la présentation du projet de loi au Parlement. Force de propositions constructives, le syndicat de l’encadrement en appelle à diverses mesures et grands principes.

  • DÉFINITION DE L’ENTREPRISE

Afin de mieux protéger l’entreprise des dérives d’une financiarisation à outrance et de valoriser le capital humain au même niveau que le capital financier, il s’agit, pour la CFE-CGC, de transformer l’entreprise en bien commun. Et ainsi faire converger les intérêts des salariés et des actionnaires.

Pour cela, il faut :
- inscrire dans la loi que toute entreprise a une mission et un objet social, et que sa gouvernance soit assurée par ses parties constituantes (actionnaires et salariés) représentées de façon équilibrée au Conseil d’administration. La CFE-CGC propose également d’instituer un Conseil de RSE (responsabilité sociétale des entreprises) permettant de prendre en compte les intérêts des parties prenantes extérieures : clients, fournisseurs, collectivités territoriales etc.

- permettre l’adoption volontaire de structures juridiques nouvelles (société à objet social étendu ou entreprise à mission) et le développement des fondations actionnaires majoritaires d’entreprises.

  • GOUVERNANCE D’ENTREPRISE

La CFE-CGC préconise de :
- rédiger, en y associant toutes les parties prenantes, un code de gouvernement d’entreprise plaçant son objet social au cœur de sa gouvernance ;
- améliorer le fonctionnement des conseils d’administration (ou de surveillance) via la transcription obligatoire et exhaustive, dans les PV, des propos de chaque intervenant ;
- prescrire une délibération annuelle obligatoire du Conseil d’administration (ou de surveillance) sur les thèmes de l’intérêt social et du partage de la valeur ajoutée ;
- porter à un tiers la représentation des administrateurs salariés dans instances de gouvernance, quelle que soit la structure juridique de la société.
- rendre obligatoire le reporting intégré par pays des sociétés en intégrant d’autres indicateurs (montant des investissements, pratiques RSE…) que le simple résultat financier global annuel ;
- encadrer la rémunération des dirigeants en fonction des objectifs de l’entreprise définis en conformité avec son intérêt social ;

  • ACTIONNARIAT SALARIÉ

La CFE-CGC propose de :
- mettre en place un fond d’actionnariat salarié mutualisé permettant de neutraliser le risque lié à la détention d’actions d’une seule entreprise ;
- améliorer la gouvernance des fonds d’épargne salariale et d’actionnariat salarié en inscrivant dans la loi que les conseils de surveillance des fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) doivent comporter au moins 2/3 de membres représentant les salariés.

  • RÉCONCILIER L’ÉCONOMIE DE MARCHE AVEC L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Toutes ces propositions de la CFE-CGC s’inscrivent dans une réflexion globale pour faire de l’entreprise un bien commun, condition indispensable à la bonne marche de l’économie française, comme l’explique Gérard Mardiné, secrétaire national confédéral : « Il y a urgence à réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général. L’économie de marché, au sein de laquelle une concurrence loyale doit s’exercer dans le respect de règles fixées par le pouvoir politique garant de l’intérêt général, doit permettre de satisfaire le besoin des populations et une juste répartition des richesses créées. La nécessaire compétitivité de nos entreprises n’a de sens que si les ressources générées sont d’abord utilisées à bien préparer leur avenir en investissant, et non à augmenter le retour vers les actionnaires. »

Mathieu Bahuet

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(15/02/2018 : 13:34)

Formation : l’AFPA a toutes les compétences  Voir?

L’AFPA a toutes les compétences nécessaires pour s'inscrire dans le plan d'investissement dans les compétences promis par le gouvernement.

Depuis la transformation en EPIC et la création des deux filiales « Accès à l’emploi » et « Entreprises », les missions de service public de l’AFPA sont concentrées dans la partie EPIC de l’AFPA.

Parmi ces missions, le support au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) fait partie du domaine d’expertise des salariés de l’AFPA.

Avec le Plan d’Investissement Compétence qui doit concerner un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs, les opérateurs du CEP, et en particulier Pôle Emploi, vont être mis à contribution de façon intense.

Depuis 70 ans, l’expertise de l’AFPA en matière de formation des publics de niveau 5 et 4, son maillage territorial, les compétences de chacun des salariés en matière de conseil et d’orientation en font un acteur incontournable au moment où Pôle Emploi va avoir besoin du « support et de l’appui aux opérateurs du CEP » qui font partie des missions clairement identifiées de l’EPIC.

Dans le contexte de ce plan, que le gouvernement veut ambitieux, d’une transformation voulue « disruptive » de formation des demandeurs d’emploi, la CFE-CGC propose au gouvernement d’ouvrir le champ des possibles et de former une synergie unique en France en renforçant ce lien naturel entre l’AFPA et la formation des personnes éloignées de l’emploi.

Pour la CFE-CGC, il paraît indispensable de renforcer l’expertise de ces opérateurs du CEP et qui mieux qu’un salarié de l’AFPA vivant dans un contexte professionnel calqué sur la réalité de terrain (des ateliers grandeurs nature) pour orienter, conseiller et accompagner ?

Qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, doté d’une riche expérience professionnelle (15 ans en moyenne) pour connaître professionnellement les différences de compétences entre un carrossier peintre et un peintre carrossier, un infographiste metteur en page et un infographiste web designer, un maçon coffreur et un maçon traditionnel ? La liste est longue des métiers et compétences pour lesquels l’empreinte du vécu aide au discernement de l’orientation d’une façon compréhensible par tous les publics et notamment les candidats stagiaires du niveau V et IV. C’est en ce sens que l’AFPA a un rôle potentiellement majeur à jouer ; rôle que les salariés de l’AFPA jouent déjà très souvent dans la réalité mais sans prise en compte par ceux qui évaluent la place de l’AFPA dans le Service Public de l’Emploi (SPE).

Alors que l’expertise des salariés de l’AFPA n’est plus à démontrer, ce PIC est donc une opportunité dont le Conseil d’Administration et surtout les ministères de tutelle doivent se saisir pour le développement de l’EPIC. Il serait totalement incohérent que ce plan d’investissement, qui se veut majeur, se traduise par une réorganisation structurelle de l’AFPA avec des conséquences néfastes sur l’emploi de ses salariés.

En tout état de cause, le plan stratégique de développement de l’AFPA en discussion dans les ministères de tutelle en ce moment ne devra, pour nous, comporter aucun départ contraint.

Pour la CFE-CGC, le gouvernement doit maintenant donner les impulsions nécessaires pour que « le grand plan pour une société de compétences » qui nous est promis soit réellement novateur et qu’il donne à l’AFPA toutes les chances de son développement pour le plus grand bien des publics visés.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN -  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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Formation : l’AFPA a toutes les compétences  Voir?

L’AFPA a toutes les compétences nécessaires pour s'inscrire dans le plan d'investissement dans les compétences promis par le gouvernement.

Depuis la transformation en EPIC et la création des deux filiales « Accès à l’emploi » et « Entreprises », les missions de service public de l’AFPA sont concentrées dans la partie EPIC de l’AFPA.

Parmi ces missions, le support au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) fait partie du domaine d’expertise des salariés de l’AFPA.

Avec le Plan d’Investissement Compétence qui doit concerner un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs, les opérateurs du CEP, et en particulier Pôle Emploi, vont être mis à contribution de façon intense.

Depuis 70 ans, l’expertise de l’AFPA en matière de formation des publics de niveau 5 et 4, son maillage territorial, les compétences de chacun des salariés en matière de conseil et d’orientation en font un acteur incontournable au moment où Pôle Emploi va avoir besoin du « support et de l’appui aux opérateurs du CEP » qui font partie des missions clairement identifiées de l’EPIC.

Dans le contexte de ce plan, que le gouvernement veut ambitieux, d’une transformation voulue « disruptive » de formation des demandeurs d’emploi, la CFE-CGC propose au gouvernement d’ouvrir le champ des possibles et de former une synergie unique en France en renforçant ce lien naturel entre l’AFPA et la formation des personnes éloignées de l’emploi.

Pour la CFE-CGC, il paraît indispensable de renforcer l’expertise de ces opérateurs du CEP et qui mieux qu’un salarié de l’AFPA vivant dans un contexte professionnel calqué sur la réalité de terrain (des ateliers grandeurs nature) pour orienter, conseiller et accompagner ?

Qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, doté d’une riche expérience professionnelle (15 ans en moyenne) pour connaître professionnellement les différences de compétences entre un carrossier peintre et un peintre carrossier, un infographiste metteur en page et un infographiste web designer, un maçon coffreur et un maçon traditionnel ? La liste est longue des métiers et compétences pour lesquels l’empreinte du vécu aide au discernement de l’orientation d’une façon compréhensible par tous les publics et notamment les candidats stagiaires du niveau V et IV. C’est en ce sens que l’AFPA a un rôle potentiellement majeur à jouer ; rôle que les salariés de l’AFPA jouent déjà très souvent dans la réalité mais sans prise en compte par ceux qui évaluent la place de l’AFPA dans le Service Public de l’Emploi (SPE).

Alors que l’expertise des salariés de l’AFPA n’est plus à démontrer, ce PIC est donc une opportunité dont le Conseil d’Administration et surtout les ministères de tutelle doivent se saisir pour le développement de l’EPIC. Il serait totalement incohérent que ce plan d’investissement, qui se veut majeur, se traduise par une réorganisation structurelle de l’AFPA avec des conséquences néfastes sur l’emploi de ses salariés.

En tout état de cause, le plan stratégique de développement de l’AFPA en discussion dans les ministères de tutelle en ce moment ne devra, pour nous, comporter aucun départ contraint.

Pour la CFE-CGC, le gouvernement doit maintenant donner les impulsions nécessaires pour que « le grand plan pour une société de compétences » qui nous est promis soit réellement novateur et qu’il donne à l’AFPA toutes les chances de son développement pour le plus grand bien des publics visés.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN -  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(13/02/2018 : 14:06)

(13/02/2018 : 12:46)

Les 20 mesures pour l’apprentissage  Voir?

Pour la CFE-CGC, c'est un socle et un cadre pour la négociation de la formation professionnelle.

Les mesures annoncées par le gouvernement le 9 février sont le plus souvent des mesures pragmatiques.

Elles répondent aux préoccupations des apprentis (pré-apprentissage, permis de conduire, qualité du maitre d’apprentissage...) et des entreprises (financement, gestion des contrats...) mais également d’attractivité et de visibilité via la mise en place et la valorisation des campus des métiers.

De plus, cela engage une transformation sur l’information des familles et des jeunes, pierre essentielle pour permettre un choix éclairé.

L’attractivité de cette voie pédagogique va prendre du temps pour faire évoluer les mentalités, tant des familles que du système éducatif. Elle nécessitera de l’énergie et des ressources dans la durée pour faire de cette transformation une réussite.

La CFE-CGC portera les idées suivantes dans la négociation professionnelle en cours afin de faire progresser le socle annoncé et permettre sa réussite :

  • La rémunération conventionnelle en fonction du niveau du diplôme visé
  • La valorisation dans les conventions collectives du rôle du maitre d’apprentissage
  • Une gouvernance adaptée et performante
  • Une transition adaptée

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN -  01 55 30 12 92 / 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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Les 20 mesures pour l’apprentissage  Voir?

Pour la CFE-CGC, c'est un socle et un cadre pour la négociation de la formation professionnelle.

Les mesures annoncées par le gouvernement le 9 février sont le plus souvent des mesures pragmatiques.

Elles répondent aux préoccupations des apprentis (pré-apprentissage, permis de conduire, qualité du maitre d’apprentissage...) et des entreprises (financement, gestion des contrats...) mais également d’attractivité et de visibilité via la mise en place et la valorisation des campus des métiers.

De plus, cela engage une transformation sur l’information des familles et des jeunes, pierre essentielle pour permettre un choix éclairé.

L’attractivité de cette voie pédagogique va prendre du temps pour faire évoluer les mentalités, tant des familles que du système éducatif. Elle nécessitera de l’énergie et des ressources dans la durée pour faire de cette transformation une réussite.

La CFE-CGC portera les idées suivantes dans la négociation professionnelle en cours afin de faire progresser le socle annoncé et permettre sa réussite :

  • La rémunération conventionnelle en fonction du niveau du diplôme visé
  • La valorisation dans les conventions collectives du rôle du maitre d’apprentissage
  • Une gouvernance adaptée et performante
  • Une transition adaptée

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN -  01 55 30 12 92 / 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(12/02/2018 : 11:14)

Appel intersyndical à une journée nationale d'action des retraités le 15 mars  Voir?

Communiqué intersyndical - Le collectif des 9 organisations de retraités  CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA appelle à une nouvelle journée d’action dans toute la France, le jeudi 15 mars.

Malgré nos rencontres avec les élus, nos conférences de presse, notre action du 28 septembre 2017 (qui a rassemblée plus de 80 000 personnes dans toute la France), les retraités ont pu constater en ce début d’année une perte nette de leur pouvoir d’achat avec la mise en place de la nouvelle CSG.

Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue de prélèvements, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans.

Le 28 septembre 2017, l’UNIR CFE-CGC faisait partie de la délégation reçue par Agnès Buzyn, son directeur de cabinet Gilles de Margerie (maintenant directeur de France Stratégie) et Jean-Paul Delevoye. Nous avions remis les 250 000 signatures de change.org contre la mise en place de la CSG du programme de M. Emmanuel Macron mais, malgré nos protestations, une majorité parlementaire a voté la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018.

Nous continuerons à poursuivre nos actions pour changer l’image des retraités soi-disant nantis et leur place dans la société.

Contact UNIR CFE-CGC
Daniel Delabarre, Président
+33962184101 / daniel.delabarre76@orange.fr

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Appel intersyndical à une journée nationale d'action des retraités le 15 mars  Voir?

Communiqué intersyndical - Le collectif des 9 organisations de retraités  CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA appelle à une nouvelle journée d’action dans toute la France, le jeudi 15 mars.

Malgré nos rencontres avec les élus, nos conférences de presse, notre action du 28 septembre 2017 (qui a rassemblée plus de 80 000 personnes dans toute la France), les retraités ont pu constater en ce début d’année une perte nette de leur pouvoir d’achat avec la mise en place de la nouvelle CSG.

Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue de prélèvements, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans.

Le 28 septembre 2017, l’UNIR CFE-CGC faisait partie de la délégation reçue par Agnès Buzyn, son directeur de cabinet Gilles de Margerie (maintenant directeur de France Stratégie) et Jean-Paul Delevoye. Nous avions remis les 250 000 signatures de change.org contre la mise en place de la CSG du programme de M. Emmanuel Macron mais, malgré nos protestations, une majorité parlementaire a voté la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018.

Nous continuerons à poursuivre nos actions pour changer l’image des retraités soi-disant nantis et leur place dans la société.

Contact UNIR CFE-CGC
Daniel Delabarre, Président
+33962184101 / daniel.delabarre76@orange.fr

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(09/02/2018 : 15:04)

Tous mobilisés le 22 mars pour les missions publiques  Voir?

Communiqué commun des organisation CFTC- CFE-CGC - CGT - FAFP - FO - FSU - Solidaires 

POUR LES MISSIONS PUBLIQUES, L’EMPLOI, LE POUVOIR D’ACHAT TOUTES ET TOUS MOBILISÉS LE 22 MARS

 

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées. De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

 

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et toutes les agentes.

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

 

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

 

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en œuvre des orientations de progrès social pour tous,
les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent toutes les agentes des trois versants de la Fonction publique à :

 

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS LE 22 MARS 2018

 

Pour :

- Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;

- L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;

- Un nouveau plan de titularisation des contractuelles, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;

- Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;

- L’abrogation du jour de carence ;

- La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

 

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.

Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d’information et d’alerte des personnels, notamment sous la forme d’une pétition unitaire.

 

Paris, le 7 février 2018

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Tous mobilisés le 22 mars pour les missions publiques  Voir?

Communiqué commun des organisation CFTC- CFE-CGC - CGT - FAFP - FO - FSU - Solidaires 

POUR LES MISSIONS PUBLIQUES, L’EMPLOI, LE POUVOIR D’ACHAT TOUTES ET TOUS MOBILISÉS LE 22 MARS

 

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées. De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

 

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et toutes les agentes.

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

 

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

 

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en œuvre des orientations de progrès social pour tous,
les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent toutes les agentes des trois versants de la Fonction publique à :

 

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS LE 22 MARS 2018

 

Pour :

- Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;

- L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;

- Un nouveau plan de titularisation des contractuelles, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;

- Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;

- L’abrogation du jour de carence ;

- La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

 

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.

Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d’information et d’alerte des personnels, notamment sous la forme d’une pétition unitaire.

 

Paris, le 7 février 2018

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(07/02/2018 : 16:32)

Nouvelles formes d’emploi : pourquoi certains cadres franchissent le pas ?  Voir?

Désir d’autonomie et d’une meilleure conciliation des temps de vie, détachement contraint du salariat… Les nouvelles formes d’emploi (micro-entreprenariat, groupement d'employeurs, portage salarial, multi-activités) suscitent un intérêt croissant chez les cadres. Accompagnant ces tendances, la CFE-CGC s'adresse tout autant aux salariés classiques qu'aux travailleurs recourant à ces nouveaux modes d'activité. 


Dans un monde du travail en pleine mutation, les nouvelles formes d’emploi « suscitent un intérêt certain chez 7 cadres en poste sur 10 », indique une récente étude de l’Association pour l'emploi des cadres (Apec). Parallèlement, l’emploi non salarié est en progression depuis 2008, notamment sous l’effet du régime d’auto-entrepreneur offrant des formalités de création d'entreprises allégées. En 2016, la part dans l’emploi du travail indépendant était ainsi estimée à 12 %, avance l’Apec, l’emploi non salarié progressant plus vite que l’emploi total, en particulier dans le tertiaire.

  • Autonomie professionnelle et meilleure conciliation des temps de vie

Quels facteurs poussent les cadres à se tourner vers le micro-entrepreneuriat, le temps partagé entre plusieurs employeurs, le portage salarial (activité dotée depuis l’an dernier d’une convention collective de branche grâce aux partenaires sociaux) ou la multi-activité ? En premier lieu « le souhait de recouvrer une certaine autonomie dans ses arbitrages professionnels ainsi qu’une meilleure conciliation avec la vie privée », souligne l’Apec. Priorité donc à la flexibilité et la possibilité de s’organiser différemment, « même si la charge de travail peut être plus importante et plus chronophage dans le nouvel emploi que dans un emploi salarié classique ».

Autres motifs : une rupture professionnelle subie (un licenciement) ; les difficultés rencontrées dans la recherche d’un poste salarié ; le sentiment de ne plus progresser, de ne pas avoir de perspectives d’évolution métiers au sein de l’entreprise et de ne plus partager l’orientation stratégique portée par la hiérarchie. S’agissant des jeunes, l’appétence vers les nouvelles formes d’emploi traduit davantage « les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi ou l’encadrement », selon l’Apec.

  • Des filets de sécurité pour se lancer

Se lancer, oui, mais avec des filets de sécurité. L’ensemble des cadres interrogés ayant pu concrétiser leur projet se trouvaient dans un environnement favorable limitant la prise de risque inhérente au choix d’une nouvelle forme d’emploi : soutien familial ou financier pour les plus jeunes, présence d’un conjoint actif salarié pour bénéficier de protection (risque maladie et accès à la mutuelle) et de revenus (sécurité d’un salaire) etc.

Au final, « très peu de cadres interrogés envisagent de revenir à un emploi salarié classique, y compris ceux n’ayant pas opté en premier lieu pour ces formes d’emploi ».

  • Micro-entrepreneurs, salariés portés, slashers : la CFE-CGC au soutien de tous les travailleurs salariés ou indépendants

La CFE-CGC s’adresse tout autant aux salariés (qu’ils soient en CDI ou en CDD), qu’aux travailleurs intérimaires, aux salariés portés, aux auto et micro-entrepreneurs, aux franchisés, aux travailleurs des plateformes et aux slashers (cumulant deux ou trois métiers) qui ont recours - souvent par besoin - à plusieurs de ces modes d’activité.

Le syndicat de l’encadrement milite notamment pour que la mise en œuvre du numérique soit anticipée dans le cadre du dialogue social avec les partenaires sociaux, et qu’elle soit accompagnée au travers de formations adaptées pour permettre à chacun d’être actif et contributeur à ces nouveaux écosystèmes. 

Mathieu Bahuet 

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Nouvelles formes d’emploi : pourquoi certains cadres franchissent le pas ?  Voir?

Désir d’autonomie et d’une meilleure conciliation des temps de vie, détachement contraint du salariat… Les nouvelles formes d’emploi (micro-entreprenariat, groupement d'employeurs, portage salarial, multi-activités) suscitent un intérêt croissant chez les cadres. Accompagnant ces tendances, la CFE-CGC s'adresse tout autant aux salariés classiques qu'aux travailleurs recourant à ces nouveaux modes d'activité. 


Dans un monde du travail en pleine mutation, les nouvelles formes d’emploi « suscitent un intérêt certain chez 7 cadres en poste sur 10 », indique une récente étude de l’Association pour l'emploi des cadres (Apec). Parallèlement, l’emploi non salarié est en progression depuis 2008, notamment sous l’effet du régime d’auto-entrepreneur offrant des formalités de création d'entreprises allégées. En 2016, la part dans l’emploi du travail indépendant était ainsi estimée à 12 %, avance l’Apec, l’emploi non salarié progressant plus vite que l’emploi total, en particulier dans le tertiaire.

  • Autonomie professionnelle et meilleure conciliation des temps de vie

Quels facteurs poussent les cadres à se tourner vers le micro-entrepreneuriat, le temps partagé entre plusieurs employeurs, le portage salarial (activité dotée depuis l’an dernier d’une convention collective de branche grâce aux partenaires sociaux) ou la multi-activité ? En premier lieu « le souhait de recouvrer une certaine autonomie dans ses arbitrages professionnels ainsi qu’une meilleure conciliation avec la vie privée », souligne l’Apec. Priorité donc à la flexibilité et la possibilité de s’organiser différemment, « même si la charge de travail peut être plus importante et plus chronophage dans le nouvel emploi que dans un emploi salarié classique ».

Autres motifs : une rupture professionnelle subie (un licenciement) ; les difficultés rencontrées dans la recherche d’un poste salarié ; le sentiment de ne plus progresser, de ne pas avoir de perspectives d’évolution métiers au sein de l’entreprise et de ne plus partager l’orientation stratégique portée par la hiérarchie. S’agissant des jeunes, l’appétence vers les nouvelles formes d’emploi traduit davantage « les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi ou l’encadrement », selon l’Apec.

  • Des filets de sécurité pour se lancer

Se lancer, oui, mais avec des filets de sécurité. L’ensemble des cadres interrogés ayant pu concrétiser leur projet se trouvaient dans un environnement favorable limitant la prise de risque inhérente au choix d’une nouvelle forme d’emploi : soutien familial ou financier pour les plus jeunes, présence d’un conjoint actif salarié pour bénéficier de protection (risque maladie et accès à la mutuelle) et de revenus (sécurité d’un salaire) etc.

Au final, « très peu de cadres interrogés envisagent de revenir à un emploi salarié classique, y compris ceux n’ayant pas opté en premier lieu pour ces formes d’emploi ».

  • Micro-entrepreneurs, salariés portés, slashers : la CFE-CGC au soutien de tous les travailleurs salariés ou indépendants

La CFE-CGC s’adresse tout autant aux salariés (qu’ils soient en CDI ou en CDD), qu’aux travailleurs intérimaires, aux salariés portés, aux auto et micro-entrepreneurs, aux franchisés, aux travailleurs des plateformes et aux slashers (cumulant deux ou trois métiers) qui ont recours - souvent par besoin - à plusieurs de ces modes d’activité.

Le syndicat de l’encadrement milite notamment pour que la mise en œuvre du numérique soit anticipée dans le cadre du dialogue social avec les partenaires sociaux, et qu’elle soit accompagnée au travers de formations adaptées pour permettre à chacun d’être actif et contributeur à ces nouveaux écosystèmes. 

Mathieu Bahuet 

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(09/02/2018 : 10:25)

Télétravail : les salariés qui le pratiquent plébiscitent le dispositif  Voir?

Une étude du groupe Malakoff Médéric confirme qu’une majorité des salariés pratiquant le télétravail (dont seulement 6 % de façon contractualisée) en sont satisfaits. De son côté, la CFE-CGC a publié un Guide très complet pour permettre à ses militants de négocier au mieux, dans les entreprises, la mise en place du télétravail. 


Le télétravail fait de plus en plus d’adeptes. Permettant de travailler hors des locaux de l’entreprise en utilisant les technologies de l’information et de la communication (TIC), le télétravail, un droit individuel devant s’exercer dans un cadre collectif, semble en effet plébiscité par les télétravailleurs. Selon une étude du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, 58 % des salariés du privé pratiquant le télétravail se déclarent très satisfaits du dispositif (pour 33 % de satisfaits et seulement 9 % de non satisfaits).

  • Souplesse des horaires et meilleure conciliation des temps de vie

Pour 90 % des télétravailleurs, cette organisation du travail leur offre globalement une meilleure autonomie, une plus grande efficacité dans le travail (87 %) et une diminution de la fatigue (86 %). Interrogés sur les principales sources de motivations initiales pour solliciter le télétravail auprès de leur employeur, les salariés évoquent en premier lieu la réduction/suppression du temps de trajet domicile/lieu de travail (53 %). Viennent ensuite la possibilité d’une plus grande souplesse dans les horaires (45 %), l’efficacité dans son travail (36 %), une meilleure conciliation des vie personnelle (famille, enfants, proche dépendant…) et professionnelle (34 %), ainsi qu’un cadre de travail plus confortable et plus calme (32 %).

  • Un risque de perte du lien social au travail

Parmi les inconvénients, 65 % des salariés pratiquant le télétravail mettent en avant « la perte du lien social au travail, de l’esprit d’équipe et le risque d’isolement vis-à-vis du collectif ». Sont ensuite citées des difficultés accrues pour séparer vie professionnelle et vie privé (59 %), des difficultés techniques plus importantes (outils informatiques à distance, supports non disponibles…) pour 56 % des sondés et un temps de travail quotidien plus élevé (55 %).

  • Un salarié du privé sur quatre concerné par le télétravail

D’après Malakoff Médéric, 25 % des salariés du privé pratiquent le télétravail mais seulement 6 % l’ont contractualisé avec leur employeur. S’agissant de la fréquence, 57 % des salariés en télétravail le pratiquent au moins un jour par semaine dont 85 % de manière contractualisée. Pour 43 % des télétravailleurs, la fréquence idéale est de deux jours par semaine, et d’un jour par semaine pour 32 % du panel.

  • La CFE-CGC et le télétravail

Conséquence de l’entrée en vigueur des ordonnances Macron ayant réformé le Code du travail, l’employeur n’est plus tenu de prévoir la mise en oeuvre du télétravail dans le contrat de travail ou un avenant. Le dispositif est désormais mis en place dans le cadre d’un accord collectif ou, à défaut, dans le cadre d’une charte élaborée par l’employeur après avis du comité social économique (CSE), si celui-ci existe.

Afin de permettre à ses militants de négocier au mieux, dans les entreprises, la mise en place du télétravail - une organisation à laquelle aspirent de plus en plus les salariés de l’encadrement - la CFE-CGC a récemment publié un Guide très complet (modalités, contenus, alternatives etc.) disponible sur l’intranet confédéral.

Mathieu Bahuet

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Télétravail : les salariés qui le pratiquent plébiscitent le dispositif  Voir?

Une étude du groupe Malakoff Médéric confirme qu’une majorité des salariés pratiquant le télétravail (dont seulement 6 % de façon contractualisée) en sont satisfaits. De son côté, la CFE-CGC a publié un Guide très complet pour permettre à ses militants de négocier au mieux, dans les entreprises, la mise en place du télétravail. 


Le télétravail fait de plus en plus d’adeptes. Permettant de travailler hors des locaux de l’entreprise en utilisant les technologies de l’information et de la communication (TIC), le télétravail, un droit individuel devant s’exercer dans un cadre collectif, semble en effet plébiscité par les télétravailleurs. Selon une étude du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, 58 % des salariés du privé pratiquant le télétravail se déclarent très satisfaits du dispositif (pour 33 % de satisfaits et seulement 9 % de non satisfaits).

  • Souplesse des horaires et meilleure conciliation des temps de vie

Pour 90 % des télétravailleurs, cette organisation du travail leur offre globalement une meilleure autonomie, une plus grande efficacité dans le travail (87 %) et une diminution de la fatigue (86 %). Interrogés sur les principales sources de motivations initiales pour solliciter le télétravail auprès de leur employeur, les salariés évoquent en premier lieu la réduction/suppression du temps de trajet domicile/lieu de travail (53 %). Viennent ensuite la possibilité d’une plus grande souplesse dans les horaires (45 %), l’efficacité dans son travail (36 %), une meilleure conciliation des vie personnelle (famille, enfants, proche dépendant…) et professionnelle (34 %), ainsi qu’un cadre de travail plus confortable et plus calme (32 %).

  • Un risque de perte du lien social au travail

Parmi les inconvénients, 65 % des salariés pratiquant le télétravail mettent en avant « la perte du lien social au travail, de l’esprit d’équipe et le risque d’isolement vis-à-vis du collectif ». Sont ensuite citées des difficultés accrues pour séparer vie professionnelle et vie privé (59 %), des difficultés techniques plus importantes (outils informatiques à distance, supports non disponibles…) pour 56 % des sondés et un temps de travail quotidien plus élevé (55 %).

  • Un salarié du privé sur quatre concerné par le télétravail

D’après Malakoff Médéric, 25 % des salariés du privé pratiquent le télétravail mais seulement 6 % l’ont contractualisé avec leur employeur. S’agissant de la fréquence, 57 % des salariés en télétravail le pratiquent au moins un jour par semaine dont 85 % de manière contractualisée. Pour 43 % des télétravailleurs, la fréquence idéale est de deux jours par semaine, et d’un jour par semaine pour 32 % du panel.

  • La CFE-CGC et le télétravail

Conséquence de l’entrée en vigueur des ordonnances Macron ayant réformé le Code du travail, l’employeur n’est plus tenu de prévoir la mise en oeuvre du télétravail dans le contrat de travail ou un avenant. Le dispositif est désormais mis en place dans le cadre d’un accord collectif ou, à défaut, dans le cadre d’une charte élaborée par l’employeur après avis du comité social économique (CSE), si celui-ci existe.

Afin de permettre à ses militants de négocier au mieux, dans les entreprises, la mise en place du télétravail - une organisation à laquelle aspirent de plus en plus les salariés de l’encadrement - la CFE-CGC a récemment publié un Guide très complet (modalités, contenus, alternatives etc.) disponible sur l’intranet confédéral.

Mathieu Bahuet

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(06/02/2018 : 12:22)

La CFE-CGC dit non à l’exclusion de l’encadrement de la nouvelle allocation d’aide au retour à l’emploi projet !  Voir?

Alors que ce nouveau dispositif est fait pour faciliter les transitions professionnelles des personnes qui ont un projet professionnel, dans les discussions qui ont eu lieu le 1 février 2018, l’encadrement en serait exclu de fait. Il serait réservé uniquement aux personnes ayant au maximum le bac sauf à vouloir se reconvertir dans l’artisanat !

Bien que toutes les études montrent que les métiers vont fortement évoluer et d’autres apparaitre dans une économie de la connaissance, cette proposition patronale viendrait bloquer près de la moitié de la population en capacité de le faire.

Par exemple, il ne serait pas possible d’assurer des transitions professionnelles vers l’activité de la cybersécurité alors qu’il manque cruellement de personnes compétentes pour assurer la sécurité des données des entreprises.

Pour la CFE-CGC, outre le fait de stigmatiser pour rien une population, c’est un non-sens économique !

La CFE-CGC demande au patronat de sortir de sa stratégie purement financière et de se positionner sur des propositions qui ont du sens pour les individus et les besoins de l’économie.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN - 01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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La CFE-CGC dit non à l’exclusion de l’encadrement de la nouvelle allocation d’aide au retour à l’emploi projet !  Voir?

Alors que ce nouveau dispositif est fait pour faciliter les transitions professionnelles des personnes qui ont un projet professionnel, dans les discussions qui ont eu lieu le 1 février 2018, l’encadrement en serait exclu de fait. Il serait réservé uniquement aux personnes ayant au maximum le bac sauf à vouloir se reconvertir dans l’artisanat !

Bien que toutes les études montrent que les métiers vont fortement évoluer et d’autres apparaitre dans une économie de la connaissance, cette proposition patronale viendrait bloquer près de la moitié de la population en capacité de le faire.

Par exemple, il ne serait pas possible d’assurer des transitions professionnelles vers l’activité de la cybersécurité alors qu’il manque cruellement de personnes compétentes pour assurer la sécurité des données des entreprises.

Pour la CFE-CGC, outre le fait de stigmatiser pour rien une population, c’est un non-sens économique !

La CFE-CGC demande au patronat de sortir de sa stratégie purement financière et de se positionner sur des propositions qui ont du sens pour les individus et les besoins de l’économie.

Contact Presse et Institutions : Pierre JAN - 01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(07/02/2018 : 10:10)

Données personnelles dans les RH : la CFE-CGC et le Lab RH présentent une charte éthique  Voir?

Dans le cadre du futur Règlement européen sur la protection des données (RGPD) qui s’appliquera le 25 mai prochain, le syndicat de l’encadrement et l’association pour la promotion de l’innovation RH ont présenté une charte éthique et numérique. Objectif : encadrer les bonnes pratiques en matière de données personnelles dans les ressources humaines.


Fruit d'une co-élaboration inédite initiée en juin 2017, la charte éthique et numérique sur les données dans le domaine des ressources humaines a été présentée le 31 janvier par la CFE-CGC et le Lab RH. Celle-ci doit permettre de poser un cadre de bonnes pratiques pour l’utilisation de solutions numériques dans les RH afin de garantir le respect des droits, des libertés et des sensibilités de chacun.

Dans un contexte de développement des outils numériques et de l’intelligence artificielle, cette charte vient nourrir le débat autour des questions d’éthique dans l’emploi. Avec, en toile de fond, la perspective du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui s’appliquera le 25 mai prochain. Les données professionnelles devenant un actif à part entière du salarié, la CFE-CGC entend naturellement accompagner les salariés dans la défense de leurs droits sur le terrain du numérique.


3 questions à François Hommeril, président de la CFE-CGC  
 

  • Comment est née cette idée de charte éthique et numérique dans le domaine des Ressources Humaines ?

Le développement de l’Intelligence artificielle interroge notre organisation syndicale, la CFE-CGC, comme elle questionne aujourd’hui nos politiques (cf. la mission Villani). Début 2017, la CFE-CGC a initié une réflexion sur ce thème en organisant des débats réunissant des experts. Objectif : permettre à nos adhérents d’acquérir une bonne compréhension de l’enjeu que représente l’Intelligence artificielle. En complément de ces débats et de l’expression de notre vision de la société présentée dans un document de référence intitulé "Quelle société pour demain", nous souhaitions offrir à nos militants des outils assurant une déclinaison opérationnelle de notre politique. C’est à ce deuxième objectif que répond la charte.

Cette charte est le fruit d’une attente, d’une rencontre et d’un débat public national organisé par la CNIL.

En premier lieu, elle est l’expression d’une attente de nos militants. 92% d’entre eux en avaient formulé le souhait à l’occasion de l’enquête effectuée lors de notre table ronde le 14 juin 2017 à la Cité des Sciences sur le thème de l’IA et des RH.

Elle est le fruit d’une rencontre de la CFE-CGC avec Jérémy Lamry, Co-fondateur du LabRH, qui participait à notre table ronde et avait décrit son action sur le triple terrain de la technologie, du droit et de la morale. J’avais repris son chemin pour conclure la table ronde et lancer nos travaux sur la charte.

Elle est enfin la traduction opérationnelle d’une des recommandations du récent rapport de la CNIL  synthèse du débat public Ethique et Numérique, où la CFE-CGC était partenaire.

“ Former à l’éthique tous les maillons de la « chaîne algorithmique » : concepteurs, professionnels, citoyens ” est la première recommandation de ce rapport. C’est aussi le sens premier que la CFE-CGC veut donner à cette charte.

 

  • Que recherchez-vous avec cette charte ?

Cette charte traduit la volonté de la CFE-CGC d’œuvrer pour une politique de développement des technologies de façon durable et harmonieuse.

Avec l’intelligence artificielle, les données deviennent un bien précieux qu’il convient d’encadrer. Ceci est valable à titre personnel comme professionnel. C’est donc pleinement le rôle d’un syndicat responsable comme la CFE-CGC que de penser les bons usages, les bonnes utilisations de ces données dans l’univers de l’entreprise, lorsque l’on sait que demain, elles vont conditionner le parcours et l’évolution professionnelle des salariés. Les cadres et les salariés de l’encadrement sont donc les premiers concernés.

Cette charte est le meilleur vecteur pour générer de la confiance entre les salariés et les DRH au sein d’une entreprise.

Avec l’arrivée de la mise en œuvre du Règlement Général de Protection des Données, les données vont inévitablement s’inviter dans le dialogue social. Les entreprises vont être amenées à revoir leur processus de collecte, de traitement, de restitution et de sécurisation des données dans tous les domaines, et particulièrement dans celui des Ressources Humaines, qui sont des données sensibles aux yeux des salariés.

A la CFE-CGC, nous pensons que ce travail doit se construire avec les partenaires sociaux, c’est le sens de notre démarche.

 

  • Quelles sont les prochaines étapes après la présentation de la charte le 31 janvier 2018 ?

L’importance prise par le droit de la donnée va se trouver renforcée avec la mise en œuvre du RGPD.

Nous nous devions donc d’être prêts pour cette échéance, en sensibilisant et formant nos militants sur ce nouveau champ de compétences. Jusqu’à présent, nous formions nos militants sur les domaines sociaux et économiques ; demain, nous les formerons sur ce nouveau droit. Cela répond à notre volonté de professionnalisme de nos militants.

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Données personnelles dans les RH : la CFE-CGC et le Lab RH présentent une charte éthique  Voir?

Dans le cadre du futur Règlement européen sur la protection des données (RGPD) qui s’appliquera le 25 mai prochain, le syndicat de l’encadrement et l’association pour la promotion de l’innovation RH ont présenté une charte éthique et numérique. Objectif : encadrer les bonnes pratiques en matière de données personnelles dans les ressources humaines.


Fruit d'une co-élaboration inédite initiée en juin 2017, la charte éthique et numérique sur les données dans le domaine des ressources humaines a été présentée le 31 janvier par la CFE-CGC et le Lab RH. Celle-ci doit permettre de poser un cadre de bonnes pratiques pour l’utilisation de solutions numériques dans les RH afin de garantir le respect des droits, des libertés et des sensibilités de chacun.

Dans un contexte de développement des outils numériques et de l’intelligence artificielle, cette charte vient nourrir le débat autour des questions d’éthique dans l’emploi. Avec, en toile de fond, la perspective du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui s’appliquera le 25 mai prochain. Les données professionnelles devenant un actif à part entière du salarié, la CFE-CGC entend naturellement accompagner les salariés dans la défense de leurs droits sur le terrain du numérique.


3 questions à François Hommeril, président de la CFE-CGC  
 

  • Comment est née cette idée de charte éthique et numérique dans le domaine des Ressources Humaines ?

Le développement de l’Intelligence artificielle interroge notre organisation syndicale, la CFE-CGC, comme elle questionne aujourd’hui nos politiques (cf. la mission Villani). Début 2017, la CFE-CGC a initié une réflexion sur ce thème en organisant des débats réunissant des experts. Objectif : permettre à nos adhérents d’acquérir une bonne compréhension de l’enjeu que représente l’Intelligence artificielle. En complément de ces débats et de l’expression de notre vision de la société présentée dans un document de référence intitulé "Quelle société pour demain", nous souhaitions offrir à nos militants des outils assurant une déclinaison opérationnelle de notre politique. C’est à ce deuxième objectif que répond la charte.

Cette charte est le fruit d’une attente, d’une rencontre et d’un débat public national organisé par la CNIL.

En premier lieu, elle est l’expression d’une attente de nos militants. 92% d’entre eux en avaient formulé le souhait à l’occasion de l’enquête effectuée lors de notre table ronde le 14 juin 2017 à la Cité des Sciences sur le thème de l’IA et des RH.

Elle est le fruit d’une rencontre de la CFE-CGC avec Jérémy Lamry, Co-fondateur du LabRH, qui participait à notre table ronde et avait décrit son action sur le triple terrain de la technologie, du droit et de la morale. J’avais repris son chemin pour conclure la table ronde et lancer nos travaux sur la charte.

Elle est enfin la traduction opérationnelle d’une des recommandations du récent rapport de la CNIL  synthèse du débat public Ethique et Numérique, où la CFE-CGC était partenaire.

“ Former à l’éthique tous les maillons de la « chaîne algorithmique » : concepteurs, professionnels, citoyens ” est la première recommandation de ce rapport. C’est aussi le sens premier que la CFE-CGC veut donner à cette charte.

 

  • Que recherchez-vous avec cette charte ?

Cette charte traduit la volonté de la CFE-CGC d’œuvrer pour une politique de développement des technologies de façon durable et harmonieuse.

Avec l’intelligence artificielle, les données deviennent un bien précieux qu’il convient d’encadrer. Ceci est valable à titre personnel comme professionnel. C’est donc pleinement le rôle d’un syndicat responsable comme la CFE-CGC que de penser les bons usages, les bonnes utilisations de ces données dans l’univers de l’entreprise, lorsque l’on sait que demain, elles vont conditionner le parcours et l’évolution professionnelle des salariés. Les cadres et les salariés de l’encadrement sont donc les premiers concernés.

Cette charte est le meilleur vecteur pour générer de la confiance entre les salariés et les DRH au sein d’une entreprise.

Avec l’arrivée de la mise en œuvre du Règlement Général de Protection des Données, les données vont inévitablement s’inviter dans le dialogue social. Les entreprises vont être amenées à revoir leur processus de collecte, de traitement, de restitution et de sécurisation des données dans tous les domaines, et particulièrement dans celui des Ressources Humaines, qui sont des données sensibles aux yeux des salariés.

A la CFE-CGC, nous pensons que ce travail doit se construire avec les partenaires sociaux, c’est le sens de notre démarche.

 

  • Quelles sont les prochaines étapes après la présentation de la charte le 31 janvier 2018 ?

L’importance prise par le droit de la donnée va se trouver renforcée avec la mise en œuvre du RGPD.

Nous nous devions donc d’être prêts pour cette échéance, en sensibilisant et formant nos militants sur ce nouveau champ de compétences. Jusqu’à présent, nous formions nos militants sur les domaines sociaux et économiques ; demain, nous les formerons sur ce nouveau droit. Cela répond à notre volonté de professionnalisme de nos militants.

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(31/01/2018 : 12:56)

Ehpad : communiqué de presse commun des organisations syndicales  Voir?

Tous en grève le 30 janvier 2018 pour l’augmentation des effectifs gage de l’amélioration de la prise en charge des résidents

Les sept organisations syndicales signataires, avec l’AD-PA se sont réunies le 9 janvier 2018.

Le 30 janvier 2018, les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, SUD, UNSA, CFTC et CFE-CGC, appellent les salariés des Établissements d’Hébergements pour Personnes âgées dépendantes (EHPAD), ainsi que ceux des soins à domicile, à se mettre en grève et à manifester. L’association des directeurs de services à domicile et d'établissements pour personnes âgées (AD-PA) soutient largement ce mouvement. De leur côté, neuf associations et unions confédérales de retraités apportent aussi leur soutien à cette initiative d’ampleur nationale. 

Elles ont adopté le communiqué suivant. Lire la suite

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Ehpad : communiqué de presse commun des organisations syndicales  Voir?

Tous en grève le 30 janvier 2018 pour l’augmentation des effectifs gage de l’amélioration de la prise en charge des résidents

Les sept organisations syndicales signataires, avec l’AD-PA se sont réunies le 9 janvier 2018.

Le 30 janvier 2018, les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, SUD, UNSA, CFTC et CFE-CGC, appellent les salariés des Établissements d’Hébergements pour Personnes âgées dépendantes (EHPAD), ainsi que ceux des soins à domicile, à se mettre en grève et à manifester. L’association des directeurs de services à domicile et d'établissements pour personnes âgées (AD-PA) soutient largement ce mouvement. De leur côté, neuf associations et unions confédérales de retraités apportent aussi leur soutien à cette initiative d’ampleur nationale. 

Elles ont adopté le communiqué suivant. Lire la suite

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(31/01/2018 : 09:04)

Les voeux à la presse de François Hommeril  Voir?

A l’occasion de ses vœux à la presse (voir ici la vidéo) ce 30 janvier, François Hommeril, président de la CFE-CGC, a évoqué les grands dossiers d’actualité. Principaux extraits. 


  • Grève dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)

"A l'appel d'une large et remarquable unanimité intersyndicale à laquelle s’associe la CFE-CGC, ce mouvement symbolique des personnels des maisons de retraite est le signe d’un mal profond. Les salariés des Ehpad sont confrontés à des conditions de travail telles qu'ils ne peuvent tout simplement pas faire leur travail et leur mission. Cette souffrance est assez caractéristique de ce qui peut subvenir dans beaucoup d'endroits où la mise sous contrainte budgétaire, et parfois l'incohérence des décisions économiques, font que les gens qui doivent les appliquer sont confrontés à des situations paradoxales qui génèrent beaucoup de souffrance psychique."

  • Réforme de l’assurance chômage 

"Pour la CFE-CGC, il est impératif de conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire de l’assurance chômage gérée par les partenaires sociaux qui ont tous rappelé leur attachement à la gestion paritaire du régime. La CFE-CGC défend un modèle de solidarité inter-catégorielle et rappelle que les salariés de l’encadrement y prennent plus que leur part puisqu’ils contribuent à hauteur de 27 % de contribution nette (42 % des cotisations, 15 % de dépenses) à l’assurance chômage."

  • Réforme de la formation professionnelle

"La CFE-CGC veut recentrer le débat sur l’efficacité économique et la mutualisation des moyens. La formation professionnelle doit être un outil de compétitivité des entreprises. Par ailleurs, la CFE-CGC réaffirme son attachement aux branches professionnelles et aux organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) même si l’on peut retravailler sur leurs missions et objectifs. Enfin, la CFE-CGC continue d’exprimer de grands doutes sur l’individualisation des droits et réaffirme son attachement au congé individuel de formation (CIF), un dispositif sous-financé."

  • Concertation sur l'apprentissage 

"L’apprentissage est une grande cause. Malgré les blocages et la concurrence que se livrent le patronat et les régions, la CFE-CGC fait des propositions - notamment sur la question de l’âge - pour développer la filière et la rendre plus attractive auprès des employeurs." 

  • La rupture conventionnelle collective (RCC) instaurée par les ordonnances Macron

"Le nouveau dispositif exonère les entreprises de faire l’examen de la motivation économique de leur plan. Cela crée un nouveau contexte qui met une pression plus forte sur les acteurs syndicaux dans les entreprises alors que les moyens d’exercice du mandat ont diminué avec les ordonnances sur la réforme du Code du travail."

  • L'objet social de l’entreprise 

"L’entreprise doit être un bien commun. Dans les travaux qui s’engagent avec les partenaires sociaux pour repenser l’entreprise, la CFE-CGC sera très attentive à ce que soient associées toutes les composantes et toutes les ressources de l’entreprise, dont le capital humain."

  • Négociation nationale interprofessionnelle sur la définition de l’encadrement 

"C’est une négociation importante et symbolique pour la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement. La CFE-CGC veillera à ce que soit défini précisément, au niveau national interprofessionnel, un corpus de critères et de droits caractérisant les salariés de l’encadrement dont le droit d’exprimer une opinion critique."

A lire aussi : 
- François Hommeril : « Traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société »

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Les voeux à la presse de François Hommeril  Voir?

A l’occasion de ses vœux à la presse (voir ici la vidéo) ce 30 janvier, François Hommeril, président de la CFE-CGC, a évoqué les grands dossiers d’actualité. Principaux extraits. 


  • Grève dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)

"A l'appel d'une large et remarquable unanimité intersyndicale à laquelle s’associe la CFE-CGC, ce mouvement symbolique des personnels des maisons de retraite est le signe d’un mal profond. Les salariés des Ehpad sont confrontés à des conditions de travail telles qu'ils ne peuvent tout simplement pas faire leur travail et leur mission. Cette souffrance est assez caractéristique de ce qui peut subvenir dans beaucoup d'endroits où la mise sous contrainte budgétaire, et parfois l'incohérence des décisions économiques, font que les gens qui doivent les appliquer sont confrontés à des situations paradoxales qui génèrent beaucoup de souffrance psychique."

  • Réforme de l’assurance chômage 

"Pour la CFE-CGC, il est impératif de conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire de l’assurance chômage gérée par les partenaires sociaux qui ont tous rappelé leur attachement à la gestion paritaire du régime. La CFE-CGC défend un modèle de solidarité inter-catégorielle et rappelle que les salariés de l’encadrement y prennent plus que leur part puisqu’ils contribuent à hauteur de 27 % de contribution nette (42 % des cotisations, 15 % de dépenses) à l’assurance chômage."

  • Réforme de la formation professionnelle

"La CFE-CGC veut recentrer le débat sur l’efficacité économique et la mutualisation des moyens. La formation professionnelle doit être un outil de compétitivité des entreprises. Par ailleurs, la CFE-CGC réaffirme son attachement aux branches professionnelles et aux organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) même si l’on peut retravailler sur leurs missions et objectifs. Enfin, la CFE-CGC continue d’exprimer de grands doutes sur l’individualisation des droits et réaffirme son attachement au congé individuel de formation (CIF), un dispositif sous-financé."

  • Concertation sur l'apprentissage 

"L’apprentissage est une grande cause. Malgré les blocages et la concurrence que se livrent le patronat et les régions, la CFE-CGC fait des propositions - notamment sur la question de l’âge - pour développer la filière et la rendre plus attractive auprès des employeurs." 

  • La rupture conventionnelle collective (RCC) instaurée par les ordonnances Macron

"Le nouveau dispositif exonère les entreprises de faire l’examen de la motivation économique de leur plan. Cela crée un nouveau contexte qui met une pression plus forte sur les acteurs syndicaux dans les entreprises alors que les moyens d’exercice du mandat ont diminué avec les ordonnances sur la réforme du Code du travail."

  • L'objet social de l’entreprise 

"L’entreprise doit être un bien commun. Dans les travaux qui s’engagent avec les partenaires sociaux pour repenser l’entreprise, la CFE-CGC sera très attentive à ce que soient associées toutes les composantes et toutes les ressources de l’entreprise, dont le capital humain."

  • Négociation nationale interprofessionnelle sur la définition de l’encadrement 

"C’est une négociation importante et symbolique pour la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement. La CFE-CGC veillera à ce que soit défini précisément, au niveau national interprofessionnel, un corpus de critères et de droits caractérisant les salariés de l’encadrement dont le droit d’exprimer une opinion critique."

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- François Hommeril : « Traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société »

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(01/02/2018 : 13:11)

Formation des salariés prise en otage : bras de fer entre le patronat et les régions sur l’apprentissage  Voir?

Alors que l’enjeu principal de la négociation formation est de mettre en place des nouvelles règles, des outils pour mieux articuler autonomie des actifs et intérêt collectif, de garantir un accompagnement performant dans un cadre collectif rénové, la partie patronale ajourne pour la deuxième fois d’affilée une séance de négociations pour cause de différend avec les régions sur le financement de l’apprentissage !

La CFE-CGC ne peut que regretter une telle situation.

Alors que les enjeux d’un apprentissage de qualité sont reconnus par tous, un combat décisif se tient sur la maîtrise des flux financiers entre les régions et le patronat, faisant fi de toute vision et de toute prise en compte de l’intérêt général.

Toute notre énergie devrait être focalisée sur les évolutions nécessaires afin d’assurer une lutte efficace contre les obsolescences de compétences, l’acquisition de nouvelles compétences, des reconversions professionnelles fluides, les organisations syndicales ont les yeux rivés sur la réouverture ou non des négociations dans un calendrier extrêmement contraint.

C’est incompréhensible.

Manifestement, le patronat est prêt à sacrifier l’évolution nécessaire des outils de formation des 20 millions d’actifs du privé et les régions à sacrifier une partie de la jeunesse française en obérant la mise à niveau et la pérennité d’établissements via le gel dès à présent des investissements.

Patronat et régions doivent se montrer à la hauteur des enjeux globaux. La CFE-CGC ne peut que les inciter à rentrer dans le 21eme siècle et à comprendre que sans coopération et co-construction rien ne sera possible.

La CFE-CGC ne peut que les exhorter à revenir à la raison sur ce dossier stratégique. Afin que le pays puisse être en capacité de s’adapter et permettre la montée en compétences de l’économie française. Cela pour accroître l’employabilité des salariés et restaurer la compétitivité de la France.

Contact Presse et Institutions - Pierre JAN :  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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Formation des salariés prise en otage : bras de fer entre le patronat et les régions sur l’apprentissage  Voir?

Alors que l’enjeu principal de la négociation formation est de mettre en place des nouvelles règles, des outils pour mieux articuler autonomie des actifs et intérêt collectif, de garantir un accompagnement performant dans un cadre collectif rénové, la partie patronale ajourne pour la deuxième fois d’affilée une séance de négociations pour cause de différend avec les régions sur le financement de l’apprentissage !

La CFE-CGC ne peut que regretter une telle situation.

Alors que les enjeux d’un apprentissage de qualité sont reconnus par tous, un combat décisif se tient sur la maîtrise des flux financiers entre les régions et le patronat, faisant fi de toute vision et de toute prise en compte de l’intérêt général.

Toute notre énergie devrait être focalisée sur les évolutions nécessaires afin d’assurer une lutte efficace contre les obsolescences de compétences, l’acquisition de nouvelles compétences, des reconversions professionnelles fluides, les organisations syndicales ont les yeux rivés sur la réouverture ou non des négociations dans un calendrier extrêmement contraint.

C’est incompréhensible.

Manifestement, le patronat est prêt à sacrifier l’évolution nécessaire des outils de formation des 20 millions d’actifs du privé et les régions à sacrifier une partie de la jeunesse française en obérant la mise à niveau et la pérennité d’établissements via le gel dès à présent des investissements.

Patronat et régions doivent se montrer à la hauteur des enjeux globaux. La CFE-CGC ne peut que les inciter à rentrer dans le 21eme siècle et à comprendre que sans coopération et co-construction rien ne sera possible.

La CFE-CGC ne peut que les exhorter à revenir à la raison sur ce dossier stratégique. Afin que le pays puisse être en capacité de s’adapter et permettre la montée en compétences de l’économie française. Cela pour accroître l’employabilité des salariés et restaurer la compétitivité de la France.

Contact Presse et Institutions - Pierre JAN :  01 55 30 12 92 - 06 32 05 69 02 - pierre.jan@cfecgc.fr

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(25/01/2018 : 17:33)

Les affections psychiques liées au travail progressent dangereusement dans les entreprises  Voir?

En 2016, plus de 10 000 cas d'affections psychiques (troubles anxieux, dépressions, états de stress post-traumatique…) ont été reconnus comme accident du travail, révèle une édifiante étude de l'Assurance maladie. Alertant depuis des années sur ces sujets, la CFE-CGC poursuit son combat pour une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail.


Les troubles psychosociaux sont un lent et insidieux poison qui touche un nombre croissant de salariés dans le privé comme dans la fonction publique. Dans une étude rendue publique le 16 janvier dernier, l’Assurance maladie indique que sur les 626 000 accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP) officiellement reconnus en 2016, plus de 10 000 ont concerné les affections psychiques. Le constat est sans appel : les cas d’affections psychiques reconnus comme maladie professionnelle ont été multipliés par sept en cinq ans, souligne l’Assurance maladie.

En progression constante, l’ensemble de ces affections psychiques liées au travail (troubles anxieux, dépressions, états de stress post-traumatique…), prises en charge au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles, ont coûté 230 millions d’euros en 2016. Les salariés victimes d’affections psychiques sont en moyenne arrêtés presque deux fois plus longtemps que pour les accidents du travail en général (112 jours contre 65 jours). Par ailleurs, 7,5 % des affections psychiques reconnues donnent lieu à une incapacité permanente, contre 5 % pour les AT en général, précise l’étude.

  • Les femmes et plusieurs secteurs d’activité surreprésentés 

Les affections psychiques concernent en majorité des femmes (60 %), plus exposées aux risques psychosociaux en raison de leur surreprésentation dans certaines professions, en particulier dans le médico-légal qui concentre 20 % des affections psychiques reconnues en accidents du travail. Autres secteurs particulièrement touchés : les transports (15 % des affections psychiques) et le commerce de détail (13 %). En termes d’âge, les salariés victimes de troubles psychiques ont en moyenne 40 ans.

  • Les cadres, techniciens et agents de maîtrise sont les plus exposés aux risques psychosociaux

Si les employés sont la catégorie socio-professionnelle qui connaît la fréquence la plus importante d’affections psychiques liées au travail, ce sont bien les populations de l’encadrement - cadres, techniciens et agents de maîtrise - qui connaissent, en proportion, « la plus grande part d’affections psychiques prises en charge au titre d’accidents du travail/maladies professionnelles », indique l’étude.

  • La CFE-CGC poursuit son combat pour une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail

Ce constat est largement relayé depuis des années par la CFE-CGC, la première organisation syndicale ayant parlé du stress professionnel et du lourd tribut payé par les salariés de l’encadrement à la surcharge de travail et à l’explosion des risques psychosociaux (RPS). La CFE-CGC continue de se battre pour une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail et pour l’indispensable reconnaissance en maladie professionnelle du syndrome d’épuisement professionnel (burn-out), « un broyeur silencieux dont les principales victimes sont les salariés de l’encadrement » selon Martine Keryer, secrétaire nationale confédérale.

  • Agir sur la prévention 

Pour faire face à la dangereuse progression des affections psychiques liées au travail, « la prévention des risques psychosociaux doit être prioritairement engagée dans les secteurs les plus à risque », estime l’Assurance maladie. Les entreprises ont en effet « beaucoup de difficultés à appréhender les RPS et à mettre en oeuvre une démarche de prévention efficace et durable ». Il s’agit notamment d’agir en amont sur six facteurs déclenchants : l’intensité du travail et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, la mauvaise qualité des rapports sociaux au travail, la souffrance éthique et l’insécurité de la situation de travail.

Mathieu Bahuet 

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Les affections psychiques liées au travail progressent dangereusement dans les entreprises  Voir?

En 2016, plus de 10 000 cas d'affections psychiques (troubles anxieux, dépressions, états de stress post-traumatique…) ont été reconnus comme accident du travail, révèle une édifiante étude de l'Assurance maladie. Alertant depuis des années sur ces sujets, la CFE-CGC poursuit son combat pour une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail.


Les troubles psychosociaux sont un lent et insidieux poison qui touche un nombre croissant de salariés dans le privé comme dans la fonction publique. Dans une étude rendue publique le 16 janvier dernier, l’Assurance maladie indique que sur les 626 000 accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP) officiellement reconnus en 2016, plus de 10 000 ont concerné les affections psychiques. Le constat est sans appel : les cas d’affections psychiques reconnus comme maladie professionnelle ont été multipliés par sept en cinq ans, souligne l’Assurance maladie.

En progression constante, l’ensemble de ces affections psychiques liées au travail (troubles anxieux, dépressions, états de stress post-traumatique…), prises en charge au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles, ont coûté 230 millions d’euros en 2016. Les salariés victimes d’affections psychiques sont en moyenne arrêtés presque deux fois plus longtemps que pour les accidents du travail en général (112 jours contre 65 jours). Par ailleurs, 7,5 % des affections psychiques reconnues donnent lieu à une incapacité permanente, contre 5 % pour les AT en général, précise l’étude.

  • Les femmes et plusieurs secteurs d’activité surreprésentés 

Les affections psychiques concernent en majorité des femmes (60 %), plus exposées aux risques psychosociaux en raison de leur surreprésentation dans certaines professions, en particulier dans le médico-légal qui concentre 20 % des affections psychiques reconnues en accidents du travail. Autres secteurs particulièrement touchés : les transports (15 % des affections psychiques) et le commerce de détail (13 %). En termes d’âge, les salariés victimes de troubles psychiques ont en moyenne 40 ans.

  • Les cadres, techniciens et agents de maîtrise sont les plus exposés aux risques psychosociaux

Si les employés sont la catégorie socio-professionnelle qui connaît la fréquence la plus importante d’affections psychiques liées au travail, ce sont bien les populations de l’encadrement - cadres, techniciens et agents de maîtrise - qui connaissent, en proportion, « la plus grande part d’affections psychiques prises en charge au titre d’accidents du travail/maladies professionnelles », indique l’étude.

  • La CFE-CGC poursuit son combat pour une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail

Ce constat est largement relayé depuis des années par la CFE-CGC, la première organisation syndicale ayant parlé du stress professionnel et du lourd tribut payé par les salariés de l’encadrement à la surcharge de travail et à l’explosion des risques psychosociaux (RPS). La CFE-CGC continue de se battre pour une meilleure reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail et pour l’indispensable reconnaissance en maladie professionnelle du syndrome d’épuisement professionnel (burn-out), « un broyeur silencieux dont les principales victimes sont les salariés de l’encadrement » selon Martine Keryer, secrétaire nationale confédérale.

  • Agir sur la prévention 

Pour faire face à la dangereuse progression des affections psychiques liées au travail, « la prévention des risques psychosociaux doit être prioritairement engagée dans les secteurs les plus à risque », estime l’Assurance maladie. Les entreprises ont en effet « beaucoup de difficultés à appréhender les RPS et à mettre en oeuvre une démarche de prévention efficace et durable ». Il s’agit notamment d’agir en amont sur six facteurs déclenchants : l’intensité du travail et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, la mauvaise qualité des rapports sociaux au travail, la souffrance éthique et l’insécurité de la situation de travail.

Mathieu Bahuet 

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(25/01/2018 : 09:26)

"Traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société"  Voir?

Passée une riche année 2017 marquée par les fortes progressions de la CFE-CGC, François Hommeril adresse ses vœux aux adhérents et fixe les grandes priorités du syndicat de l’encadrement pour 2018. Le président confédéral fait également le point sur les grands dossiers de l’agenda social : négociation sur la définition de l’encadrement, réformes de l’assurance chômage, de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’objet social de l’entreprise. Entretien. 
 

 

A l’aube de cette nouvelle année, que peut-on souhaiter à la CFE-CGC, à ses adhérents et à ses militants ? 

J’adresse mes meilleurs vœux à toutes les forces vives de l’organisation. Souhaitons à la CFE-CGC de continuer à se développer comme elle a su remarquablement le faire ces dernières années. Les résultats 2017 de la représentativité syndicale ont confirmé la montée en puissance, sur tous les terrains, de notre organisation qui est celle qui a le plus progressé lors du dernier cycle électoral. Un bond que nous devons à la forte implication de nos militants et de nos sections syndicales, de plus en plus visibles au sein des entreprises. Cela nous conforte dans l’idée que la CFE-CGC porte les propositions les plus compétitives, les plus en phase et les mieux adaptées aux attentes des salariés de l’encadrement.

  • « La question de l’implantation syndicale est fondamentale »

Comment poursuivre cette dynamique de développement et de représentativité ? 

La question de l’implantation syndicale est fondamentale. Il s’agit d’implanter la CFE-CGC là où les salariés n’ont pas encore la possibilité de s’exprimer et de militer avec nous. Cela vaut dans le privé et dans les différentes fonctions publiques - particulièrement territoriales et hospitalières - où notre ambitieux programme d’implantation commence à porter ses fruits. La CFE-CGC est d’ailleurs fortement mobilisée pour les prochaines élections professionnelles dans la fonction publique, le 6 décembre prochain.

Dans quelle mesure les ordonnances sur la réforme du Code du travail, contre lesquelles s’est opposée la CFE-CGC, changent-elles la donne dans les entreprises ? 

En lien avec ses fédérations, la Confédération met tout en œuvre pour que nos sections syndicales soient les mieux armées et les mieux formées pour s’adapter au nouveau contexte induit par les ordonnances. En particulier pour faire face à la réduction des moyens dévolus aux élus suite à la fusion imposée des instances représentatives du personnel. La CFE-CGC et ses militants vont s’adapter dans l’intérêt des salariés : c’est notre mandat. Nous souhaitons par-dessus tout que les entreprises réussissent. Pour cela, il faut que les directions aient l’intelligence de travailler avec leurs salariés et leurs représentants pour fixer des objectifs conciliant le social et l’économie. 

Controversé, le dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC) est entré en vigueur. Comment l’appréhender ?

Ce n’est rien d’autre qu’un plan de départ volontaire qui amoindrit, par la loi, la nécessité, pour l’employeur, de justifier d’un motif économique. Ce n’est pas leur rendre service et ça peut être catastrophique à long terme. Nous pensons qu’il faut au contraire travailler sur les moyens de renforcer les mobilités qui permettent aux gens ayant acquis des compétences d’aller vers les entreprises. Maintenant que ce dispositif existe, il faut faire avec. La CFE-CGC jouera pleinement son rôle dans les entreprises. 

  • « Définir un référentiel de critères et de droits caractérisant les salariés de l’encadrement »

Les partenaires sociaux ont débuté une négociation sur la définition de l’encadrement. Qu’en attend la CFE-CGC ?

Il est indispensable de définir précisément, au niveau national interprofessionnel, un référentiel de critères et de droits (compétence, responsabilité, initiative, droit à exercer son esprit critique et à proposer des alternatives…) caractérisant les salariés de l’encadrement : cadres, agents de maîtrise, ingénieurs, techniciens. Ceux-ci exercent en effet des responsabilités importantes, prenantes et spécifiques.

Les discussions paritaires sur la réforme de l’assurance chômage souhaitée par le gouvernement sont ouvertes. Quel modèle défend la CFE-CGC ?

Il est impératif de conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire du régime géré par les partenaires sociaux dans lequel l’indemnisation chômage est proportionnelle au salaire antérieur pris en compte pour la cotisation. Les arguments de la CFE-CGC ont porté puisque le maintien de ce principe semble aujourd’hui acquis. Par ailleurs, la CFE-CGC défend et prend plus que sa part dans la solidarité inter-catégorielle puisque les salariés de l’encadrement contribuent à hauteur de 27 % de contribution nette (42 % des cotisations, 15 % de dépenses) à l’assurance chômage. 

Quid de l’extension de l’assurance-chômage aux indépendants et aux démissionnaires, et du contrôle des chômeurs ?

La CFE-CGC est favorable au principe de donner l’accès à un dispositif assurantiel aux indépendants qui sont des éco-dépendants, non salariés, contribuant à l’activité économique du pays. Concernant les démissionnaires, il s’agit de travailler sur les cas de démission légitimes et les conditions d’intégration au régime. Je fais toutefois remarquer qu’il n’est pas très raisonnable, de la part du gouvernement, de faire travailler les partenaires sociaux sur des délais aussi courts - en l’occurrence un mois - pour des négociations de cet enjeu. Enfin, sur le contrôle des chômeurs, la CFE-CGC est favorable à la sanction des fraudeurs mais rappelle qu’il faut intervenir sur toutes les fraudes à l’assurance chômage dont la très grande majorité proviennent de la fraude aux cotisations, et non aux allocations.

La négociation nationale interprofessionnelle sur la formation professionnelle et les discussions sur l’apprentissage sont également en cours. 

Pour notre organisation, la formation professionnelle est un dispositif clé pour la compétitivité de l’économie. Sur ce dossier, la CFE-CGC continue d’exprimer de grands doutes sur l’individualisation des droits et le peu d’impact positif économique d’un tel dispositif.

Sur l’apprentissage, la CFE-CGC est volontaire et a fait des propositions pour développer la filière et répondre aux problèmes de terrain. Il est un peu décevant de voir que tous les partenaires du dossier - gouvernement, régions, patronat - ne jouent pas forcément le jeu jusqu’ici. 

  • « Travailler sur l’entreprise du 21e siècle en y associant toutes ses composantes »

Le gouvernement a ouvert le chantier de l'objet social de l'entreprise, des travaux sur la vision de l’entreprise dans la société. Quel message entend porter la CFE-CGC ? 

La CFE-CGC se félicite de l’ouverture de ce dossier avec consultation des partenaires sociaux. C’est un sujet central pour lequel il ne faut pas se contenter de mesurettes optionnelles. Il s’agit notamment de traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société, et celle de la gouvernance d’entreprise. Nous devons travailler sur l’entreprise du 21e siècle en y associant toutes ses composantes et en valorisant le capital humain. 

Comment jugez-vous les premiers mois du nouvel exécutif en matière de dialogue social ? 

Je ne suis pas là pour décerner les bons et les mauvais points. La CFE-CGC a eu l’occasion de faire valoir combien la séquence des ordonnances a été un échec pour le gouvernement, qui n’a pas écouté les partenaires sociaux. Nous pensons également que cette loi n’aura pas d’impact favorable sur l’emploi. Quoi qu’il en soit désormais et comme toujours, la CFE-CGC a les idées claires et se tient prête à travailler.

Propos recueillis par Mathieu Bahuet

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"Traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société"  Voir?

Passée une riche année 2017 marquée par les fortes progressions de la CFE-CGC, François Hommeril adresse ses vœux aux adhérents et fixe les grandes priorités du syndicat de l’encadrement pour 2018. Le président confédéral fait également le point sur les grands dossiers de l’agenda social : négociation sur la définition de l’encadrement, réformes de l’assurance chômage, de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’objet social de l’entreprise. Entretien. 
 

 

A l’aube de cette nouvelle année, que peut-on souhaiter à la CFE-CGC, à ses adhérents et à ses militants ? 

J’adresse mes meilleurs vœux à toutes les forces vives de l’organisation. Souhaitons à la CFE-CGC de continuer à se développer comme elle a su remarquablement le faire ces dernières années. Les résultats 2017 de la représentativité syndicale ont confirmé la montée en puissance, sur tous les terrains, de notre organisation qui est celle qui a le plus progressé lors du dernier cycle électoral. Un bond que nous devons à la forte implication de nos militants et de nos sections syndicales, de plus en plus visibles au sein des entreprises. Cela nous conforte dans l’idée que la CFE-CGC porte les propositions les plus compétitives, les plus en phase et les mieux adaptées aux attentes des salariés de l’encadrement.

  • « La question de l’implantation syndicale est fondamentale »

Comment poursuivre cette dynamique de développement et de représentativité ? 

La question de l’implantation syndicale est fondamentale. Il s’agit d’implanter la CFE-CGC là où les salariés n’ont pas encore la possibilité de s’exprimer et de militer avec nous. Cela vaut dans le privé et dans les différentes fonctions publiques - particulièrement territoriales et hospitalières - où notre ambitieux programme d’implantation commence à porter ses fruits. La CFE-CGC est d’ailleurs fortement mobilisée pour les prochaines élections professionnelles dans la fonction publique, le 6 décembre prochain.

Dans quelle mesure les ordonnances sur la réforme du Code du travail, contre lesquelles s’est opposée la CFE-CGC, changent-elles la donne dans les entreprises ? 

En lien avec ses fédérations, la Confédération met tout en œuvre pour que nos sections syndicales soient les mieux armées et les mieux formées pour s’adapter au nouveau contexte induit par les ordonnances. En particulier pour faire face à la réduction des moyens dévolus aux élus suite à la fusion imposée des instances représentatives du personnel. La CFE-CGC et ses militants vont s’adapter dans l’intérêt des salariés : c’est notre mandat. Nous souhaitons par-dessus tout que les entreprises réussissent. Pour cela, il faut que les directions aient l’intelligence de travailler avec leurs salariés et leurs représentants pour fixer des objectifs conciliant le social et l’économie. 

Controversé, le dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC) est entré en vigueur. Comment l’appréhender ?

Ce n’est rien d’autre qu’un plan de départ volontaire qui amoindrit, par la loi, la nécessité, pour l’employeur, de justifier d’un motif économique. Ce n’est pas leur rendre service et ça peut être catastrophique à long terme. Nous pensons qu’il faut au contraire travailler sur les moyens de renforcer les mobilités qui permettent aux gens ayant acquis des compétences d’aller vers les entreprises. Maintenant que ce dispositif existe, il faut faire avec. La CFE-CGC jouera pleinement son rôle dans les entreprises. 

  • « Définir un référentiel de critères et de droits caractérisant les salariés de l’encadrement »

Les partenaires sociaux ont débuté une négociation sur la définition de l’encadrement. Qu’en attend la CFE-CGC ?

Il est indispensable de définir précisément, au niveau national interprofessionnel, un référentiel de critères et de droits (compétence, responsabilité, initiative, droit à exercer son esprit critique et à proposer des alternatives…) caractérisant les salariés de l’encadrement : cadres, agents de maîtrise, ingénieurs, techniciens. Ceux-ci exercent en effet des responsabilités importantes, prenantes et spécifiques.

Les discussions paritaires sur la réforme de l’assurance chômage souhaitée par le gouvernement sont ouvertes. Quel modèle défend la CFE-CGC ?

Il est impératif de conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire du régime géré par les partenaires sociaux dans lequel l’indemnisation chômage est proportionnelle au salaire antérieur pris en compte pour la cotisation. Les arguments de la CFE-CGC ont porté puisque le maintien de ce principe semble aujourd’hui acquis. Par ailleurs, la CFE-CGC défend et prend plus que sa part dans la solidarité inter-catégorielle puisque les salariés de l’encadrement contribuent à hauteur de 27 % de contribution nette (42 % des cotisations, 15 % de dépenses) à l’assurance chômage. 

Quid de l’extension de l’assurance-chômage aux indépendants et aux démissionnaires, et du contrôle des chômeurs ?

La CFE-CGC est favorable au principe de donner l’accès à un dispositif assurantiel aux indépendants qui sont des éco-dépendants, non salariés, contribuant à l’activité économique du pays. Concernant les démissionnaires, il s’agit de travailler sur les cas de démission légitimes et les conditions d’intégration au régime. Je fais toutefois remarquer qu’il n’est pas très raisonnable, de la part du gouvernement, de faire travailler les partenaires sociaux sur des délais aussi courts - en l’occurrence un mois - pour des négociations de cet enjeu. Enfin, sur le contrôle des chômeurs, la CFE-CGC est favorable à la sanction des fraudeurs mais rappelle qu’il faut intervenir sur toutes les fraudes à l’assurance chômage dont la très grande majorité proviennent de la fraude aux cotisations, et non aux allocations.

La négociation nationale interprofessionnelle sur la formation professionnelle et les discussions sur l’apprentissage sont également en cours. 

Pour notre organisation, la formation professionnelle est un dispositif clé pour la compétitivité de l’économie. Sur ce dossier, la CFE-CGC continue d’exprimer de grands doutes sur l’individualisation des droits et le peu d’impact positif économique d’un tel dispositif.

Sur l’apprentissage, la CFE-CGC est volontaire et a fait des propositions pour développer la filière et répondre aux problèmes de terrain. Il est un peu décevant de voir que tous les partenaires du dossier - gouvernement, régions, patronat - ne jouent pas forcément le jeu jusqu’ici. 

  • « Travailler sur l’entreprise du 21e siècle en y associant toutes ses composantes »

Le gouvernement a ouvert le chantier de l'objet social de l'entreprise, des travaux sur la vision de l’entreprise dans la société. Quel message entend porter la CFE-CGC ? 

La CFE-CGC se félicite de l’ouverture de ce dossier avec consultation des partenaires sociaux. C’est un sujet central pour lequel il ne faut pas se contenter de mesurettes optionnelles. Il s’agit notamment de traiter en profondeur la question du bien commun que représente l’entreprise dans la société, et celle de la gouvernance d’entreprise. Nous devons travailler sur l’entreprise du 21e siècle en y associant toutes ses composantes et en valorisant le capital humain. 

Comment jugez-vous les premiers mois du nouvel exécutif en matière de dialogue social ? 

Je ne suis pas là pour décerner les bons et les mauvais points. La CFE-CGC a eu l’occasion de faire valoir combien la séquence des ordonnances a été un échec pour le gouvernement, qui n’a pas écouté les partenaires sociaux. Nous pensons également que cette loi n’aura pas d’impact favorable sur l’emploi. Quoi qu’il en soit désormais et comme toujours, la CFE-CGC a les idées claires et se tient prête à travailler.

Propos recueillis par Mathieu Bahuet

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(23/01/2018 : 19:44)

Réforme de l’assurance chômage : premier tour de chauffe entre partenaires sociaux  Voir?

Les syndicats de salariés et le patronat étaient réunis le 11 janvier pour une première réunion sur la réforme de l’assurance chômage souhaitée par le gouvernement. Au menu des discussions : les modalités d’ouverture du régime aux indépendants et aux démissionnaires.


C’est une négociation à la fois décisive et express qu’ont débutée les partenaires sociaux, réunis au Medef le 11 janvier pour discuter du contenu de la réforme de l’assurance chômage voulue par l’exécutif. Les syndicats de salariés et le patronat, gestionnaires de l’Unédic, ont en effet jusqu’au 15 février (à raison d’une réunion hebdomadaire) pour répondre à la feuille de route gouvernementale visant notamment à étendre le dispositif d’assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires.

  • Conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire de l’assurance chômage

A l’occasion de ces premiers échanges, la CFE-CGC a notamment rappelé, en préambule, son attachement aux fondamentaux du régime de l’assurance chômage. « Il est impératif de conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire du régime géré par les partenaires sociaux dans lequel l’indemnisation chômage est proportionnelle au salaire antérieur pris en compte pour la cotisation, souligne Jean-François Foucard, secrétaire national confédéral et chef de file de la négociation. Par ailleurs, la CFE-CGC défend et prend plus que sa part dans la solidarité inter-catégorielle puisque les salariés de l’encadrement contribuent à hauteur de 27 % de contribution nette (42 % des cotisations, 15 % de dépenses) à l’assurance chômage.

Sur la question des indépendants, la CFE-CGC se montre, sur le principe, favorable à l’extension des droits à l’assurance chômage pour ces populations. Les indépendants sont en effet des travailleurs économiquement dépendants, non salariés, qui contribuent à l’activité économique du pays. « Oui à cette couverture à la condition que les règles définissent clairement qui paye quoi et quelles sont les prestations dues à chacun. La CFE-CGC veut différencier la partie assurantielle de la partie solidarité prise en charge par l’État afin d’éviter des transferts intempestifs qui feraient, en pratique, que les salariés financeraient la protection d’autres populations », précise Jean-François Foucard.

  • Démissionnaires : ne pas créer un statut dégradé 

Concernant l’ouverture des droits d’indemnisation aux démissionnaires (aujourd’hui quelques dizaines de milliers à être déjà indemnisés selon certaines conditions), les discussions doivent en particulier permettre de travailler sur les cas de démissions légitimes et les conditions d’intégration au régime. Quoi qu’il en soit, les partenaires sociaux repoussent l’idée gouvernementale d’une allocation qui serait plafonnée et limitée dans le temps. « Il ne faut pas créer un statut dégradé qui tirerait vers le bas l’ensemble des indemnités », résume Jean-François Foucard.

La CFE-CGC a par ailleurs fait valoir combien cette question des démissionnaires devait s’articuler avec l’accompagnement de la formation professionnelle, proposant par exemple que le conseil en évolution professionnelle (CEP) puisse valider un projet professionnel et assurer aux démissionnaires qu’ils seront bien indemnisés par Pôle Emploi.

Dernier point au menu des discussions : le contrôle des chômeurs, que l’exécutif entend confier aux partenaires sociaux. Si la CFE-CGC n’est pas opposée à la sanction des fraudeurs, elle rappelle que le nombre est extrêmement limité. « C’est plutôt sur la partie cohérence et graduation des sanctions existantes qu’il est important de travailler pour mettre davantage d’équité dans le système. C’est un sujet sensible mais qui ne changera pas l’économie ni la philosophie d’un système basé sur l’accompagnement et la détection des personnes qui sont en perdition », explique Jean-François Foucard. 

Mathieu Bahuet

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Réforme de l’assurance chômage : premier tour de chauffe entre partenaires sociaux  Voir?

Les syndicats de salariés et le patronat étaient réunis le 11 janvier pour une première réunion sur la réforme de l’assurance chômage souhaitée par le gouvernement. Au menu des discussions : les modalités d’ouverture du régime aux indépendants et aux démissionnaires.


C’est une négociation à la fois décisive et express qu’ont débutée les partenaires sociaux, réunis au Medef le 11 janvier pour discuter du contenu de la réforme de l’assurance chômage voulue par l’exécutif. Les syndicats de salariés et le patronat, gestionnaires de l’Unédic, ont en effet jusqu’au 15 février (à raison d’une réunion hebdomadaire) pour répondre à la feuille de route gouvernementale visant notamment à étendre le dispositif d’assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires.

  • Conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire de l’assurance chômage

A l’occasion de ces premiers échanges, la CFE-CGC a notamment rappelé, en préambule, son attachement aux fondamentaux du régime de l’assurance chômage. « Il est impératif de conserver le caractère contributif, assurantiel et solidaire du régime géré par les partenaires sociaux dans lequel l’indemnisation chômage est proportionnelle au salaire antérieur pris en compte pour la cotisation, souligne Jean-François Foucard, secrétaire national confédéral et chef de file de la négociation. Par ailleurs, la CFE-CGC défend et prend plus que sa part dans la solidarité inter-catégorielle puisque les salariés de l’encadrement contribuent à hauteur de 27 % de contribution nette (42 % des cotisations, 15 % de dépenses) à l’assurance chômage.

Sur la question des indépendants, la CFE-CGC se montre, sur le principe, favorable à l’extension des droits à l’assurance chômage pour ces populations. Les indépendants sont en effet des travailleurs économiquement dépendants, non salariés, qui contribuent à l’activité économique du pays. « Oui à cette couverture à la condition que les règles définissent clairement qui paye quoi et quelles sont les prestations dues à chacun. La CFE-CGC veut différencier la partie assurantielle de la partie solidarité prise en charge par l’État afin d’éviter des transferts intempestifs qui feraient, en pratique, que les salariés financeraient la protection d’autres populations », précise Jean-François Foucard.

  • Démissionnaires : ne pas créer un statut dégradé 

Concernant l’ouverture des droits d’indemnisation aux démissionnaires (aujourd’hui quelques dizaines de milliers à être déjà indemnisés selon certaines conditions), les discussions doivent en particulier permettre de travailler sur les cas de démissions légitimes et les conditions d’intégration au régime. Quoi qu’il en soit, les partenaires sociaux repoussent l’idée gouvernementale d’une allocation qui serait plafonnée et limitée dans le temps. « Il ne faut pas créer un statut dégradé qui tirerait vers le bas l’ensemble des indemnités », résume Jean-François Foucard.

La CFE-CGC a par ailleurs fait valoir combien cette question des démissionnaires devait s’articuler avec l’accompagnement de la formation professionnelle, proposant par exemple que le conseil en évolution professionnelle (CEP) puisse valider un projet professionnel et assurer aux démissionnaires qu’ils seront bien indemnisés par Pôle Emploi.

Dernier point au menu des discussions : le contrôle des chômeurs, que l’exécutif entend confier aux partenaires sociaux. Si la CFE-CGC n’est pas opposée à la sanction des fraudeurs, elle rappelle que le nombre est extrêmement limité. « C’est plutôt sur la partie cohérence et graduation des sanctions existantes qu’il est important de travailler pour mettre davantage d’équité dans le système. C’est un sujet sensible mais qui ne changera pas l’économie ni la philosophie d’un système basé sur l’accompagnement et la détection des personnes qui sont en perdition », explique Jean-François Foucard. 

Mathieu Bahuet

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(16/01/2018 : 19:51)

Dernière mise à jour : 17/02/2018 : 20:10

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          - et surtout la grande armée des gens d'autant plus sévères qu'ils ne font rien du tout.

  
Jules Claretie
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