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Une agence de Manpower cherche un responsable comptable : « anglais courant ». La société de services Logica recherche un technicien support  : « anglais courant ». Le groupe de services en santé et sécurité, International SOS recrute un spécialiste support client : « bilingue anglais ». Ces annonces, publiées par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), en attestent : en entreprise, parler l'anglais est un « must ».

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Et pour cause ! Qu'il s'agisse de s'implanter au coeur de marchés locaux, d'innover en collaboration avec des chercheurs mondiaux, de vendre ses produits hors de l'Hexagone ou d'embaucher un manager étranger, l'anglais se conjugue à l'impératif.

Ainsi, chez SGS, spécialiste de l'inspection, de la vérification et de la certification, dans 140 pays, toutes les communications en provenance du siège suisse sont en anglais. Chez Alcatel-Lucent, « on ne travaille qu'en anglais. Les réunions sont en anglais. Quant aux mails, j'hésite à en écrire en français car, sans doute, devront-ils être lus au-delà des frontières. Et pourtant, nous sommes à Paris ! Mais compte tenu de la diversité linguistique du groupe, c'est le seul moyen de nous comprendre », raconte un de ses cadres. Même lors des entretiens annuels, objectifs et comptes rendus sont « immortalisés » par écrit dans la langue de Shakespeare dans ce groupe où se croisent 100 nationalités.

Un niveau inégal

Les PME ne sont pas en reste. « Nos consultants ont fréquemment affaire à des Indiens, des Chinois ou d'autres étrangers sur des plate-formes délocalisées. Un projet sur deux se traite en anglais », raconte Pierre de Rauglaudre, directeur associé d'Acial, une société informatique de 120 personnes spécialiste des tests de qualité des logiciels. Idem pour les 500 collaborateurs du courtier en assurance Verlingue, qui a racheté un cabinet de courtage outre-Manche. « Sur ce métier anglo-saxon, la majorité de nos 440 collaborateurs français ont dû se mettre à l'anglais pour suivre les réunions, assister aux visioconférences ou pouvoir échanger des mails, commente Stéphanie Guilbaud, responsable RH et formation chez Verlingue. A compétences techniques équivalentes, l'anglais fait la différence à tous les niveaux. »

Désormais, tous les publics sont concernés. Après le drame de Fukushima, des techniciens d'Areva basés à Marcoule, dans le Gard, ont dû subitement échanger avec des Japonais. « Il ne suffit pas qu'un cadre puisse parler anglais avec un client, indique Marc Verger, PDG du géant de la formation Berlitz France. La demande doit être comprise dans toute l'entreprise, y compris par le standardiste. »

C'est là que le bât blesse. « Les cadres ont souvent un niveau correct. Mais les salariés d'un niveau bac +2 ont encore énormément de progrès à faire », assure Isabelle Bernard, directeur du développement des RH de SGS France.

Et s'il progresse, le niveau d'anglais en France reste inégal d'un employeur à l'autre. Fin 2010, une enquête mystère, menée par le groupe de formation GoFluent dans les sociétés du SBF 120, souligne des failles : impairs grammaticaux, vocabulaire pauvre, accent lourd... Autant de manques que des prestataires s'évertuent à combler. En 2012, selon Place de la Formation, l'anglais demeure, et de loin, la première formation financée par les employeurs, avec 12,8 % de leurs requêtes.

Source de stress

Reste que les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Les syndicats tirent la sonnette d'alarme. En mars, la CFE-CGC a organisé un colloque sur « Le tout en anglais en Entreprise ». « Certains salariés vivent son imposition comme une exclusion », a souligné Bernard Salengro, secrétaire national du syndicat. En 2009, près d'un cadre sur deux s'avouait mal à l'aise face à une langue étrangère au travail. Stress, perte de confiance, manque de temps pour se former, baisse de performance, difficultés de concentration seraient légion. « Travailler dans une langue qui n'est pas votre langue maternelle provoque un surcroît de fatigue », ajoute Jean-Pierre Lamonnier, élu CFE-CGC. S'y mêle la peur des regards : « Il m'est arrivé de ne pas oser prendre la parole en réunion par crainte de ne pas savoir exprimer mes idées », confie un cadre. Sans compter le risque de malentendus.

AXA Assistance s'est penché sur le phénomène. « Nous avons découvert une souffrance et des réflexes insoupçonnés, comme le fait que des candidats internes n'osent pas postuler à certains postes face à des managers qui surestiment les capacités linguistiques », a témoigné Catherine Henaff, son ancienne DRH. Depuis, elle a mis en place une commission interne d'observation des langues, tandis que son accord contre le stress prend en compte la question linguistique.

Respecter la loi

D'autres problèmes demeurent. « A l'heure où la réduction de coûts touche aussi les formations, certains salariés restent au milieu du gué », regrette Jean-François Laborde, délégué syndical CFE-CGC de PSA Peugeot Citroën à Vélizy. Or « le thermomètre, tant pour mesurer le niveau des salariés que pour évaluer les besoins des postes, ne semble pas adapté. Les opérationnels n'ont pas besoin d'anglais académique, et se comprennent grâce à la technique. Attention à ce que l'anglais académique ne devienne pas prépondérant dans le choix des promotions, au détriment des compétences techniques et managériales ».

Gare, en tous cas, à ne pas en oublier le français. La loi du 4 août 1994, plus connue sous le nom de « loi Toubon », est formelle : tout document réglementaire interne (contrat de travail, règlement intérieur...) ainsi que les documents nécessaires à l'exécution de la mission d'un salarié doivent être écrits en français. Ce dernier doit pouvoir prendre la mesure de ses droits et de ses obligations, en comprenant les consignes de sécurité et les instructions, notamment techniques, données dans le cadre de ses fonctions. Une société informatique l'a compris à ses dépens : l'été dernier, furieux d'avoir été licencié faute d'avoir atteint ses objectifs, son directeur exécutif a soutenu devant les juges que les objectifs qui lui avaient été assignés ne pouvaient lui être opposés car ils étaient rédigés en anglais. La Cour de cassation lui a donné amplement raison.

LAURANCE N'KAOUA, Les Echos

49 % :    Le nombre des cadres qui s'avouent mal à l'aise dès qu'ils sont confrontés à une langue étrangère dans leur activité professionnelle.

12,8 %:  La part des formations professionnelles consacrées à l'anglais à la demande des employeurs.


28,8 % : Le pourcentage de demandes de formations à l'anglais par les salariés dans le cadre du DIF (Droit individuel à la formation).


Sources  : Ifop-Systran, Place de la Formation

 


Date de création : 13/04/2012 : 19:27
Dernière modification : 22/04/2012 : 18:15
Catégorie : - Vie des Entreprises
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Si vous ne l'avez pas encore fait et que vous souhaitez vous joindre à cette démarche, contactez votre délégué syndical ou directement Maître Zerah : roland.zerah@wanadoo.fr


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