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Près d'un salarié sur trois voudrait quitter son entreprise, selon une étude du cabinet Mercer. Pour Benjamin Chaminade, spécialiste en Ressources Humaines, ce divorce croissant est imputable aux méthodes de managment et à la crise. Interview.

Selon une enquête du cabinet Mercer, quelque 30% des salariés "songent en ce moment sérieusement à quitter leur entreprise", contre seulement 19% lors d'une précédente étude datant de 2007. Un phénomène qui s'accompagne d'une chute de la satisfaction au travail. Selon l'enquête, le taux de salariés se déclarant "satisfaits" est en effet passé de 72% à 57%, entre 2007 et 2011. Selon Benjamin Chaminade, consultant en Ressources Humaines et en management, et auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur des questions telles que la fidélisation des salariés, les relations managers/employés ou l'engagement dans l'entreprise des jeunes actifs, ce désamour des salariés trouve son origine dans la crise financière et dans les méthodes actuelles de management. Interview.

Près d'un salarié sur trois songe sérieusement à quitter son emploi, est-ce beaucoup selon vous ?

Ce n'est pas si élevé que ça en réalité. Ce chiffre ne reflète pas complètement le désamour des salariés envers leur travail. Celui-ci touche bien plus de 30% des salariés. Je pense que dans les 70% de salariés qui songent plutôt à garder leur emploi, beaucoup le font par défaut. Même si leur travail ne les intéresse pas, ou s'ils n'ont pas de bonnes relations avec leurs hiérarchies, beaucoup restent dans leurs entreprises car ils pensent ne pas pouvoir trouver mieux ailleurs, voire ne rien trouver du tout. Selon une étude parue en 2010, un salarié sur deux ne travaille pas au poste qu'il désire.

La situation s'aggrave-t-elle depuis 2007 ?

Oui, cela a un lien avec la crise. On demande aux salariés de produire de plus en plus avec de moins en moins de moyen. On n'a jamais autant parlé de stress au travail. La récente série de suicides, chez France Télécom, en est un symptôme. Les managers ne retiennent pas leur pression. Les grands patrons leur mettent cette pression et les managers la retranscrivent, de manière brute, aux salariés. La crise financière est maintenant une crise du moral. Ce phénomène de désamour touche même les cadres, ce qui est relativement nouveau. Avec la crise, ils ne savent même pas si leur société va survivre jusqu'à l'année prochaine. La valeur des emplois, qui risquent de disparaître, est remise en cause. Les travailleurs perdent leurs repères et veulent, du coup, davantage se consacrer à un métier qu'ils veulent faire, plutôt qu'à un métier qu'ils savent faire. On constate d'ailleurs une forte accélération des réorientations de carrière. Les gens, de tous âges, tentent de refaire leur vie aujourd'hui. De manière générale, les salariés veulent plus de plaisir, de liberté dans leur travail.

Comment inverser la tendance ?

Le problème, en France en tout cas, c'est que les managers accordent justemment beaucoup plus dimportance aux compétences des salariés qu'à leurs vocations. Ces derniers ont l'impression de n'être que des pions sur un échiquier. Il n'y a pas de relation avec l'entreprise, la hiérarchie. Personne ne s'intéresse à ce qu'ils désirent faire. Le monde de l'entreprise aujourd'hui, en général, n'a pas encore bien réussi à passer des méthodes de management du 20e siècle à celles du 21ème. Les premières consistent interroger les salariés sans réellement tenir compte de ce qu'ils veulent. Cela doit évoluer.

Certes, on cherche déjà à trouver des moyens de réduire le stress au travail. Mais il faut plutôt tenter d'améliorer la convivialité. Il faut créer plus de rapport entre les gens. Il doit y avoir plus d'écoute de la part des managers. Les salariés doivent participer à la vie de l'entreprise, à la mise en place des critères d'évaluation de leur travail. L'entreprise doit s'adapter à leurs désirs et leurs passions. Pourquoi ne pas créer, par exemple, des groupes d'activités internes autour de passions communes entre salariés?

Comment les jeunes jugent-ils le monde du travail aujourd'hui? Influencent-ils l'entreprise ?

La nouvelle génération d'actifs, de ceux qui ont aujourd'hui entre 18 et 35 ans, que j'appelle la génération Y, ont un état d'esprit bien particulier concernant le travail. Leur but est d'apprendre, d'être en sécurité, de s'épanouir. Ils accordent beaucoup d'importance aux notions de groupe, de communauté et de liberté. Ils veulent travailler avec leur hiérarchie et non pour leur hiérarchie.

Cet état d'esprit influence le monde de l'entreprise. Il le fait changer, en douceur. Ce n'est pas dans le cadre d'une rébellion, comme en 68. C'est l'état d'esprit d'une génération qui influe sur l'état d'esprit de l'entreprise. Pour la première fois, sans l'intervention d'une loi ou d'une réforme, les choses vont bouger car la mentalité affichée des jeunes reflète la mentalité, qui ne se voyait pas forcément, de tout le monde. Regardez chez Leroy Merlin par exemple. Depuis 2004, les employés participent au projet de l'entreprise. C'est en partie dû à l'arrivée des nouvelles générations.

source: l'expansion.com 

 Propos recueillis par Gaétan Supertino
 


Date de création : 01/10/2011 : 19:48
Dernière modification : 01/10/2011 : 21:39
Catégorie : - Vie des Entreprises
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